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Quelle « expérience » au Bellovidère

Marie-Glawdys et Max-Paul, un duo déjanté, ils sont snobs, même coincés au tout début de la pièce, il apparaît bizarre, elle, étrange, déprimée. Puis ils nous offrent un show complètement décalé, une maîtrise du jeu digne de grands professionnels de la scène, s’improvisent musiciens et se perdent dans leurs délires. Ils emmènent la salle dans leur univers pour le moins rocambolesque, les spectateurs sont conquis, rient aux éclats. Un formidable moment de détente et de fous rires.

Le Bellovidère, théâtre de campagne, est installé depuis 2008 dans une vieille bâtisse rénovée du centre de Beauvoir aux portes de la Puisaye (près d’Auxerre) en plein cœur du village. Une petite salle conviviale de 50 places type café-théâtre bondée chaque soir de spectacle pour le Bello d’hiver et la place de l’église prêtée par la commune pour le Bello d’été. Le bouche à oreille fonctionne tellement bien que les spectacles sont complets plusieurs jours à l’avance, la réservation est donc nécessaire et indispensable !

Le Bellovidère – 1 Rue de la Paix – 89240 Beauvoir – 03 86 41 17 81 – contact@lebellovidere.net

Programmation : www.lebellovidere.net

Simone Veil

La loi Veil a 40 ans

Simone Veil, contre détracteurs et menaces, a réussi à imposer sa loi sur la dépénalisation de l’avortement le 29 novembre 1974. Un progrès immense dans la vie des femmes. En effet, jusqu’à la mise en application de cette loi, les femmes devaient rejoindre l’étranger pour se faire avorter, ou opter pour une interruption de grossesse dans la clandestinité, fortement répréhensible. On aura tout entendu sur la barbarie de certains avortements pratiqués en secret avec souvent peu de moyens et qui ont conduit de nombreuses femmes à la mort.

La solution ultime

Comme l’a évoqué Simone Veil devant l’assemblée nationale lors de son discours devant les députés pour défendre sa loi :

« Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tolérer sans qu’il perde ce caractère d’exception, sans que la société paraisse l’encourager ? Je voudrais tout d’abord vous faire partager une conviction de femme – Je m’excuse de le faire devant cette Assemblée presque exclusivement composée d’hommes : aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes. » C’est un acte honteux pour une future mère et qui provoque en elle un profond mal-être de culpabilité car elle a tout à fait conscience de supprimer la vie de son enfant.

8 millions d’avortements en 40 ans

Le chiffre est énorme. Certains parlent même de génocide.  Combien de mères restées en vie grâce à la légalisation de l’avortement ? C’est un grand pas en avant qui a été franchi pour éviter aux mères d’avorter dans des conditions austères et sans hygiène. Puis,  comment peut-on obliger un enfant à naître lorsqu’il arrive dans une famille où il n’est pas souhaité et dans laquelle son avenir est compromis d’avance ?

 

Café polyglotte

Le café polyglotte investit le CGR tous les jeudis à Auxerre

Créé voilà 30 ans en Belgique, il en existe dans de nombreuses capitales européennes et dans certaines grandes villes de France : Lille, Marseille, Paris, Calais, Dunkerque, Aix-en-Provence…

Le café polyglotte est né en 2007 à Auxerre à l’initiative de Philippe Renard alors jeune retraité. « J’ai souhaité donner de mon temps aux autres pour les aider à progresser. Le principe : un petit drapeau sur chaque table pour annoncer la langue parlée. Nous avons jusqu’à une trentaine de participants par soirée, rejoignant le café pour améliorer leur oral ou simplement pour pratiquer l’anglais, l’allemand, l’espagnol, le russe, le grec ou encore le japonais. La participation est gratuite, professionnels, étudiants et professeurs sont les bienvenus » nous explique Philippe.

Une alternative intéressante pour compléter un cours magistral en situation concrète de conversation !

Tous les jeudis à partir de 17h30 au CGR – Reprise le jeudi 26 février 2015.

Contact : Philippe Renard – renard89@orange.fr – tél. : 03 86 41 01 66

Jean-Pierre Soisson

Jean-Pierre Soisson, 50 ans de politique

Il raconte dans ce 11ème ouvrage son engagement « Hors des sentiers battus, Chronique d’une vie politique » présenté le 21 février dernier lors des entretiens culturels de Senan.

A 80 ans, Jean-Pierre Soisson, natif d’Auxerre, est une figure incontournable de l’histoire de l’Yonne. Forgé à Sciences Po puis à l’ENA, il a mené une brillante carrière de 1962 à 2012. Maire d’Auxerre pendant 17 ans, Député de la 1ère circonscription de l’Yonne, Président du Conseil Régional de Bourgogne, 3 postes de secrétaire d’Etat et un de Ministre de la Jeunesse et des Sports sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, 3 postes de Ministre sous François Mitterrand, il entre en politique grâce à Georges Pompidou pour représenter les Républicains Indépendants sur les terres de l’Yonne.

En campagne aux Antilles pour Giscard

Il rapporte beaucoup d’anecdotes, comme la campagne qu’il a faite aux Antilles avec Anémone Giscard d’Estaing pour l’élection de son mari (les Antilles rapporteront 70 % de leurs voix au futur Président), la mise en place de cours de sexualité à l’Université de Vincennes qui ont déplu à sa majorité politique alors qu’il était Secrétaire d’Etat aux Universités, il se retrouvera affecté à la Formation Professionnelle…

Puis son amitié pour Jacques Chirac qui lui ressemble, tous deux aiment le terroir, l’un la Corrèze, l’autre l’Yonne, ces thèmes créent entre eux une confiance. « Auxerre est une ville très ancienne et très jeune, un exemple de ville française heureuse » aime-t-il souligner.

« J’ai reçu des œufs pourris sur la tête pendant 2 ans »

Jean-Pierre Soisson, avec beaucoup d’humilité et d’analyse, cite un ‘souvenir cuisant’ : sa guerre avec les professeurs d’Education Physique qu’il souhaitait faire travailler une heure de plus par semaine. Il a été malmené, à chacun de ses déplacements dans les collèges et lycées pendant deux années.

Mitterrand lui propose un poste de Ministre lors des festivités du 100ème anniversaire de la mort de Paul Bert à Auxerre. François Mitterrand pour être réélu en 1988, souhaite mener une politique d’ouverture afin de récupérer les voix centristes.

Beaucoup de recul sur les succès et échecs des politiques qu’il a menées au sein des différents gouvernements et lors de ses autres mandats. Jean-Pierre Soisson sait expliquer ce qui a fonctionné ou non.

« Au début vous n’êtes pas bon, et après 10 ans comme Ministre, vous êtes meilleur » confie-t-il.

Dans ce livre il raconte également comment le Chablis l’a aidé à négocier toute une nuit avec les syndicats lors de réunions comme Ministre du Travail, ‘le pire des ministères’ comme il le qualifie. Mais aussi ses rencontres avec d’illustres hommes politiques français et étrangers.

« Je suis un laboureur de la politique, je ne savais pas toujours où j’allais mais j’allais quelque part ». Jean-Pierre Soisson dit avoir eu, grâce à la politique, une vie pleine et heureuse mais sa fonction la plus passionnante restera celle de Maire d’Auxerre « Vous prenez une décision et vous la voyez se réaliser ».

Beaujard

Beaujard fait son show…room!

Voilà déjà  2 ans que François-Xavier Richard est aux commandes de cette menuiserie industrielle située dans la zone industrielle de Joigny. Un chiffre d’affaires et un effectif multipliés par 2 depuis sa reprise en avril 2013. Un véritable succès entrepreneurial !

Un hall d’exposition inauguré le weekend dernier

Distributeur de la marque Teissa, Beaujard souhaite développer son activité de cuisiniste encore peu connue du grand public. Les visiteurs étaient au rendez-vous samedi et dimanche pour visiter les ateliers et le show-room où les produits finis sont exposés. Les clients potentiels invités ont découvert, surpris, que les meubles de la Fnac et des Galeries Lafayette étaient fabriqués près de chez eux à Joigny. Beaujard Agencement conseille, conçoit et fabrique aussi pour des commerçants indépendants des mobiliers sur mesure en prenant soin de les écouter et de s’adapter précisément à leurs besoins.

Nos forces : notre savoir-faire et la qualité de nos produits

« Nous gérons tout le processus de fabrication, de la réalisation des plans à la pose chez le client, c’est là notre force dans cet univers très concurrentiel de la menuiserie. J’ai réalisé par le passé des études économiques, qui démontrent certes, qu’il n’est pas forcément très compétitif de réaliser nous-même le transport et la pose des meubles que nous fabriquons, mais au final, le client est satisfait, nous livrons à la date prévue, sans casse, des produits conformes installés par des professionnels. Ces facteurs de qualité et de confiance sont très appréciés des acheteurs parfois exigeants. La maîtrise complète de la chaîne nous permet également une certaine flexibilité grâce à la polyvalence du personnel : le transporteur peut se retrouver dans l’atelier et vice versa en cas de suractivité » nous explique François-Xavier.

Un bel exemple de réussite…

BEAUJARD AGENCEMENT – 15 Rue des Entrepreneurs – 89300 Joigny – 03 86 62 29 53 – www.beaujard-agencement.comgilles-beaujard-agencement@orange.fr

Musée juif de Berlin

Visite au musée juif de Berlin

Une architecture en forme d’éclair et des espaces vides qui en disent plus long que des mots. Voilà comment je définirai ce musée dédié à la culture et à l’histoire de Juifs depuis le 9ème siècle. Bien sûr, une grande partie est dédiée à la deuxième guerre mondiale, des lettres de juifs enfermés dans des camps de concentration qui expliquent leur traitement à leurs familles, des lettres qui vous font froid dans le dos lorsque vous savez les traduire. L’architecte a également voulu que le visiteur ressente le mal-être des personnes enfermées en construisant le ‘jardin de l’exil et de l’émigration’ surplombé de 49 tours en béton dont le sol est légèrement en pente. Effet réussi ! On perd l’équilibre, on se retrouve désorienté. On peut également visiter la réplique d’une chambre à gaz et marcher sur 10000 disques d’acier représentant des visages de juifs morts pendant la shoah.

700 000 visiteurs par an

Un endroit chargé d’histoire, intéressant qui nous fait comprendre ce qu’ont vécu les juifs depuis la nuit des temps. Un peuple persécuté qui part en nombre aux Etats-unis dès 1933, suite à l’élection d’Adolf Hitler comme Président de l’Allemagne. Le Fürher interdisait aux personnes de confession juive de travailler. Bien souvent commerçants comme les créateurs du célèbre magasin Kadewe, ils ont du quitter l’Allemagne pour fuir la politique antisémite d’Hitler et pouvoir travailler pour vivre. Un musée composé d’une collection très riche d’objets d’art mais aussi de portraits comme celui d’Albert Einstein, l’histoire de la famille Levi Strauss partie faire fortune aux Etats-Unis.

Mur de Berlin

Berlin commémore le 9 novembre 1989

Un évènement pour l’Europe et pour le monde ! Nous nous souvenons tous de ce 9 novembre 1989, de ces scènes de liesse à la Porte de Brandebourg, un jour que l’Europe attendait depuis 28 ans, la chute du mur de la honte séparant Berlin Ouest de Berlin Est. Il avait été construit en une nuit, celle du 12 au 13 août 1961 pour couper la ville en deux sur 45 km et sur 120 km pour séparer le bloc soviétique du bloc occidental. Les berlinois s’étaient réveillés avec cette vision d’effroi. Deux murs infranchissables de 3.60 m de hauteur en béton et barbelés de chaque côté d’un no man’s land pour contrôler que d’éventuels berlinois de l’est n’essaient pas de passer à l’est. 600 chiens, 302 miradors et dispositifs d’alarme, 14 000 gardes qui n’hésitaient pas à tirer sur les fugitifs. Officiellement, 79 personnes ont donné leur vie entre 1961 et 1989 en voulant échapper au régime soviétique et rejoindre leurs familles. Les berlinois vivaient dans la peur de la STASI (Ministère de la sécurité d’Etat) qui était le service de police politique, de renseignements, d’espionnage et de contre-espionnage de la République démocratique allemande. La STASI détenait plusieurs millions de dossiers sur chacun d’entre eux. Seulement deux points de passage ultra contrôlés pour traverser le rideau de fer : Checkpoint Charlie (notre photo) et un autre près de la gare Friedrichstrasse. Pas question qu’une famille entière ne passe le point de contrôle, la condition était d’être seul et de rentrer le soir même. Toutes sortes de stratagèmes étaient imaginés pour cacher un enfant dans des bagages sur le toit d’une voiture, ou encore dans un panier de courses.

Berlin, haut lieu du tourisme européen

Des vestiges du mur ont été conservés sur 1.3 km où des artistes du monde entier sont venus s’exprimer en peintures et en poèmes. Aujourd’hui, 2 rangées de pavés traversent Berlin en lieu et place du mur. Les touristes se font photographier à Checkpoint Charlie aux côtés de faux militaires. Et curieusement, les allemands habitant Berlin Est n’ont pas déménagé à l’ouest et inversement. Chacun est resté vivre dans son quartier. C’est une ville moderne de 4 millions d’habitants où la vie est douce. Elle accueille de nombreux étudiants et abrite 166 musées, 142 bibliothèques et 60 théâtres.

OéBa

Oéba souhaite s’installer à Auxerre en 2015

Le premier réseau d’escaliers sur mesure a choisi la préfecture de l’Yonne pour implanter sa prochaine franchise. « Nous recherchons un futur franchisé, prêt à s’investir dans la création d’entreprise, formé à nos produits et à nos méthodes de commercialisation. Nous connaissons historiquement le marché et le bassin auxerrois, le potentiel est présent et nous avons déjà notre clientèle sur place. Une étude de faisabilité a été réalisée et nous a conforté dans notre choix  d’implantation » nous précise Remzi Kurban, directeur du développement de l’enseigne.

4 nouvelles franchises en 2015

Créée en 1976 par Jean-Pierre Bellier à Sully-la-Chapelle dans le Loiret, l’entreprise connaît actuellement un fort développement (50 salariés et 5 millions d’€uros de chiffre d’affaires) par la mise en place d’un réseau de franchises sur le territoire français (3 magasins aujourd’hui et 4 nouvelles franchises prévues en 2015) générant une croissance de 31.5 % entre 2010 et 2013. Depuis 2009, le siège est installé dans un nouveau bâtiment plus spacieux et moderne de 4000 m2 à Fay-aux-Loges près d’Orléans et développe des produits de qualité en bois, métal, verre ou mélange de matériaux, rustiques ou originaux. La marque de fabrique de l’entreprise est la création d’escaliers sur mesure mais aussi sa réactivité dans le traitement des commandes et son expertise à chaque étape de la chaîne (achat, fabrication, vente, pose). Les déchets produits par la société sont directement recyclés pour chauffer l’entreprise.

Des franchisés bien accompagnés pour devenir indépendants sans être isolés

Une Formation de 4 semaines est offerte aux futurs gérants de franchise pour acquérir savoir-faire et

techniques de l’entreprise, puis ils bénéficient d’un accompagnement au lancement de leur magasin

(choix du local, financement, recrutement des équipes, plan média…), d’une assistance technique et

commerciale, et d’animations réseau régulières (réunions produits / marketing, réunions régionales,

conventions…).

La franchise : une solution pour éviter l’isolement

L’adhésion à un réseau de franchisés reste un bon compromis pour les futurs chefs

d’entreprises  en recherche d’autonomie mais freinés par la peur de l’isolement, certains préfèreront

s’accorder le soutien d’homologues professionnels pour les rassurer.

Contact : Remzi KURBAN- Tel : 02.38.57.10.51- remzi.kurban@oeba.fr

CAMS

Un pôle social en lieu et place de l’ancien groupe géographique

L’antenne jovinienne de l’unité territoriale de solidarité du jovinien et du migennois du Conseil Général de l’Yonne est la toute nouvelle arrivée, en septembre dernier rejoignant ainsi les Restos du Cœur, l’IFAS (Institut de Formation des Aides-Soignantes), le Centre social… Des locaux flambant neufs plus adaptés, plus fonctionnels, sécurisés au maximum pour accueillir les familles et faire face aux éventuels accès de violence de certains parents.

Ce ne sont pas moins de 55 salariés, secrétaires, assistantes sociales, éducatrices, conseillères économiques et sociales qui agissent sur le territoire de Joigny-Migennes avec des missions très précises. 5 services composent les 2 centres d’actions médico-sociales de Joigny et de Migennes : le dispositif RSA qui traite les demandes et accompagne les bénéficiaires, l’enfance-famille qui gère la prévention et le placement des enfants en familles ou structures d’accueil, le service de la Prévention Maternelle Infantile, le service de la prévention des exclusions : accompagner les bénéficiaires dans la gestion de leurs ressources, logement, insertion, santé, surendettement… et la Cellule de Recueil des Informations Préoccupantes pour signaler des enfants en danger. Cette dernière a fait l’objet de 156 informations préoccupantes entre janvier et juillet 2014 sur le département de l’Yonne dont 43 sur le secteur de Joigny-Migennes.

« Ce secteur d’activité est passionnant, nous explique Monique Choux, Responsable de l’Unité Territoriale Joigny-Migennes, nous avons un panel de dispositifs très large, de la PMI au RSA, les échanges sont très riches, je rencontre aussi bien des principaux de collèges que des conducteurs de travaux. Nous devons chaque jour nous assurer que le service public est rendu. Nous avons beaucoup de projets à organiser et à mettre en place dans notre propre unité territoriale comme des projets transversaux avec les 5 autres unités du département. Je découvre toutes les attributions du Conseil Général depuis avril dernier dans ses fonctions territoriales avec ses avantages et ses contraintes. Les perspectives d’avenir sont très intéressantes. »

Cette organisation, certes bien rodée et très intéressante, mais aussi onéreuse pour le contribuable, impose tout de même une réflexion de fond : comment l’Etat français en est arrivé à développer des services accueillant autant de familles quand ceux-ci devraient traiter des exceptions ? N’y-a-t-il pas des manquements à la base de notre système éducatif pour enrayer les carences d’instruction, les addictions, le chômage à l’origine des problèmes conjugaux et de la maltraitance ? De plus en plus de bénéficiaires présentent des troubles psychiatriques non pris en charge par déni ou manque d’information.

Florent Pagny

Un bourguignon au Palais des Sports de Paris : Florent Pagny

Un palais des sports complet depuis plusieurs jours et une tournée à guichets fermés à travers la France, Florent Pagny emmène ses fans depuis 27 ans dans son univers sans jamais les décevoir. Grandes salles ou théâtres, deux musiciens ou un orchestre philarmonique  sur scène, le spectacle est toujours aussi enivrant, grandiose, magnifique, magique, et quelle voix !

12 personnes sur scène

Cette année, ce sont  7 musiciens et 4 choristes qui accompagnent Florent à travers son nouvel album écrit par Calogero et ses succès plus anciens. « Un grain exceptionnel et une puissance vocale peu commune portée par une musique où les cordes se joignent aux autres instruments et un public conquis qui reprend en cœur anciennes et nouvelles  chansons, du bonheur » nous raconte Virginie à la fin du concert.

Le moment fort et drôle de la soirée : il interprète « Ma liberté de penser », sa chanson-succès sur le fisc écrite par son complice Lionel Florence, face à un certain Nicolas et une certaine Carla assis devant lui dans le public. Oui, il a osé ! C’est ce qu’aime en lui les français, son côté cash sans de langue de bois !

O.Riant et L.Tisserant

La technologie au service de l’école

« L’expérimentation a débuté voilà un an avec la mise en place d’une classe de 6ème numérique et le test est reconduit cette année. Nous sommes très satisfaits de ce projet et en même temps très fiers puisque nous servons de modèle à d’autres collèges. Chaque classe de notre établissement travaille sur un programme particulier. Celle-ci accueille 34 élèves sans sélection particulière, juste l’ordre d’inscription. Elle est complète depuis janvier et tous les profils sont les bienvenus. Les parents choisissent cette formule pour leur enfant souvent pour pallier à des soucis de dyslexie, dyspraxie… pour contourner le problème de l’écriture même si l’informatique ne remplace pas l’écrit. Une partie des élèves a un attrait spécifique pour les nouvelles technologies » nous confie Olivier Riant, Principal Adjoint au collège Saint-Joseph à Auxerre.

Un programme commun à toutes les classes

Une heure d’informatique en plus par rapport aux autres classes, c’est la seule différence de programme. « L’outil est ludique et j’ai remarqué sur la première année une plus grande prise d’initiative et d’autonomie, les élèves me paraissent plus motivés. Ils s’entraident beaucoup. L’absentéisme est quasiment nul et le décrochage scolaire rare. Nous allons prochainement proposer  aux enfants de suivre les cours grâce à une webcam lorsqu’ils seront immobilisés à la maison » note Laura Tisserand, Professeur de français.

Les collégiens peuvent récupérer les documents à partir de l’ordinateur du professeur ce qui limite les photocopies, ils peuvent imprimer à la maison mais les cours restent en alternance sur papier et sur informatique pour les rendre plus dynamiques. Le professeur possède également un ordinateur duquel il pilote le tableau numérique pour montrer aux enfants les différentes applications. Ils apprennent à chercher des informations et aussi à classer et à organiser leur bureau virtuel. Contrairement aux idées reçues, les enfants éprouvent moins le besoin de jouer sur l’ordinateur à la maison car il est devenu un outil pédagogique.

Des enseignants investis

Sans l’implication et la motivation des professeurs qui doivent faire face à une préparation des cours plus imaginative, cette classe n’aurait pu voir le jour. Les moyens financiers pour aménager les salles de cours et acquérir du matériel performant sont à prendre en compte car non négligeables. 2 autres salles devront être prochainement aménagées puisque les élèves seront accueillis en classe numérique tout au long de leur scolarité au collège. La MDPH (Maison Départementale pour les Personnes Handicapées) préconisera ensuite un ordinateur pour les années lycées des jeunes en situation de handicap.

Un joli projet qui évitera sans nul doute à certains jeunes de rester sur le bord de la route…

bannière Sial

Anniversaire : le SIAL fête ses 50 ans

C’est à Paris, en 1964, qu’il a vu le jour et comme chaque année paire, le SIAL (Salon International de l’Agroalimentaire) invite les professionnels de l’alimentation à se retrouver au Parc des expositions de Paris-nord Villepinte. Cette année, ce salon, mondialement connu et décliné à Shanghai, Montréal, Toronto, São Paulo, Abu Dhabi ou encore à Manille, attend 150000 visiteurs, 6300 exposants venus de 200 pays, et présentera 1700 produits innovants et 250 conférences, tout cela en 5 jours, du 19 au 23 octobre prochain. C’est le plus grand salon de l’innovation agroalimentaire du monde.

Des produits pour tous les goûts

Du vin, de l’épicerie fine, des industriels de l’agroalimentaire, des produits bio ou issus du commerce équitable, chacun peut y trouver son bonheur. « 7 milliards d’individus et 9 milliards à l’horizon 2050. Tout le monde devra pouvoir manger et y trouver du plaisir. Au-delà des tensions politiques et économiques, le monde alimentaire est plus que jamais un espace d’échanges universel. Partout dans le monde, des professionnels de l’agroalimentaire imaginent et construisent notre destin alimentaire. » nous précise le Directeur du SIAL Group, Nicolas Trentesaux.

Un salon pour développer sa notoriété

« Nous exposons au Sial de Paris depuis 10 ans, résidants en Afrique du sud, nous sommes éloignés de tous nos clients qui viennent essentiellement d’Amérique du nord et du sud, d’Europe et de l’est. C’est un endroit stratégique de rencontres. Cette année encore, nous espérons rencontrer de nouveaux clients potentiels et renforcer nos liens avec nos clients actuels. Nous espérons surtout développer nos ventes en Europe, où elles sont encore limitées. Nous avons construit une nouvelle usine l’année passée et aimerions développer un partenariat en Europe pour notre gamme de thés concentré sur le Rooibos, produit originaire de l’Afrique du sud naturel et sans caféine » nous explique Flora James, de la société CAPE HERB SPICE, productrice de thés et basée au Cap.

Les visiteurs pourront assister à des démonstrations culinaires et se rendre sur les stands des innovations alimentaires. A l’heure où le monde de l’alimentaire se demande comment l’agriculture va bien pouvoir nourrir 9 milliards d’individus, l’occasion est venue de découvrir ce qui pourra remplacer la viande, notre principal apport de protéines. Peut-être l’occasion de déguster quelques insectes, notre nourriture de demain ?

Sandra Rombi

Sandra Rombi, une jeune expatriée au pays des tulipes

Diplôme en poche en 2012, Sandra avait décidé depuis longtemps de partir à l’étranger. «Amoureuse des langues étrangères, elle parle anglais, espagnol et s’est essayée au chinois lors de son cursus à l’IUT d’Evry (91), l’envie de découvrir d’autres modes de vie la pousse à postuler à l’étranger dès la fin de sa scolarité à l’Ifag Auxerre. »

« J’ai passé un pacte avec mes parents, nous explique Sandra, je continuais mes études en France en alternance afin de mettre de côté quelques économies dans l’unique but de m’installer ensuite à l’étranger. » Sandra se retrouve rapidement avec un choix devant elle : partir en Chine travailler dans le secteur du luxe, un poste de trader en pétrochimie en Angleterre ou les Pays-Bas pour développer les ventes de Vermes un fabricant d’équipements en communication pour restauration (cartes, ardoises de menus…). Finalement elle choisira cette dernière opportunité, elle ne connaît pas les Pays-Bas, le challenge d’une nouvelle langue et la rencontre avec son futur patron à Paris la séduisent. En quelques jours, elle emménage  à Amsterdam.

« Il est très facile pour les expatriés de changer de travail en Hollande (malgré les 8.5 % de chômage) et encore plus pour les français. En effet, la majorité des transactions sont celles des entreprises françaises ou anglaises implantées aux Pays-Bas. Ici les firmes ont la culture du CDD, ce qui m’a permis, après une première expérience, de postuler dans une entreprise anglaise dans laquelle je m’occupe de répondre à des appels d’offre pour recruter des profils internationaux dans le secteur du nucléaire. Le cabinet pour lequel je travaille emploie 17 personnes dont 7 français, 5 anglais, 2 lituaniens et 3 hollandais, les échanges sont très riches grâce à la diversité des cultures et le travail s’effectue essentiellement en anglais même si j’ai souvent l’occasion de pratiquer le français avec mes clients » nous raconte cette jeune expatriée. Thomas Thor compte parmi ses clients des groupes comme Areva, EDF et EPR Finlande (European Presurise Reactor)… A l’heure où le nucléaire est beaucoup discuté en Europe et dans le monde, Sandra travaille essentiellement sur le plan de carénage visant à prolonger la vie des 58 réacteurs français et à démanteler les centrales nucléaires allemandes.

« La vie reste assez onéreuse en Hollande, nous avons beaucoup de taxes écologiques sur les pneus, sur le diesel afin qu’il devienne aussi cher que l’essence, sur  les barrages pour éviter l’inondation d’Amsterdam dont l’altitude est en dessous du niveau de la mer (350 €uros par an et par appartement)… Avoir une voiture est devenu tellement cher (90 % des véhicules sont des voitures de fonction) que beaucoup renoncent… Ce qui est très agréable est de se déplacer à vélo pour aller travailler (8.5 km pour Sandra), même si un vêtement de pluie est souvent nécessaire ! Le cabinet Thomas Thor offre à tous ses salariés une carte d’accès à une salle de sport et les services bimensuels d’un coach sportif afin que tous les collaborateurs se sentent bien dans leur peau. Ce qui est très différent par rapport à la France, c’est la manière de diriger : pas de management très hiérarchisé comme chez nous mais un management dit ‘plat’ où tous les employés sont considérés au même niveau que les supérieurs.» Pourtant Sandra a le sentiment que les néerlandais ne se mêlent pas beaucoup aux expatriés qu’ils considèrent comme une menace pour leur emploi. Et lorsque l’on demande à Sandra ce qui lui manque de son pays d’origine, elle nous répond : « ma famille et la gastronomie ! ». Sandra espère faire partie de l’implantation d’une filiale de son cabinet à Lyon en 2015 pour se rapprocher des siens et du soleil.

Ottawa

Chaos sur Ottawa

Incroyable ce que ce grand et paisible pays a vécu le 22 octobre dernier, éloigné en apparence des tumultes occidentaux.  Un état où règne habituellement le calme, la sérénité, certains diront même « un havre de paix où jamais rien ne se passe ». Et pourtant, depuis que le pays s’est engagé dans la guerre en Afghanistan, il connaît des tentatives d’attaques comme l’attentat raté en 2013 contre le train Toronto – New York, heureusement démantelé avant une catastrophe. Le Parlement, haut lieu symbolique de la capitale canadienne, a fait l’objet d’une attaque inattendue. Michael Zehaf-Bibeau (né Michael Joseph Hall), jeune québécois converti à l’islam, a ouvert le feu au nom de la guerre sainte syrienne qu’il voulait rejoindre. Ce « loup solitaire », comme l’appellent les québécois,  était venu dans la capitale récupérer son passeport confisqué voilà quelques mois. Malheureusement, il ne faisait pas partie des 93 suspects radicalisés et surveillés au Canada.

Le centre d’Ottawa bouclé autour du Parlement

« Il était environ 10 heures du matin, je regardais le journal télévisé au travail et il a été interrompu brusquement par la fusillade devant le mémorial canadien de la guerre 14-18 tout près du Parlement. J’ai tout de suite pensé qu’il s’agissait d’une attaque terroriste comme celle qui avait eu lieu deux jours plus tôt près de Montréal. Mon bureau, au gouvernement fédéral, est à 15 minutes de là. La situation était tellement grave que toutes les serrures se sont bloquées et les portes se sont fermées à l’extérieur. Les visiteurs n’ont plus été autorisés à entrer tout le reste de la semaine. A 15 heures, on nous a annoncé que l’alerte était levée et j’ai pu rentrer chez moi à une heure normale, ceci n’a pas été le cas des personnes qui travaillaient tout proche du Parlement et qui ont du attendre 21 ou 22 heures pour pouvoir quitter leur bureau. Cette attaque a créé une sorte de psychose, nous avons tous peur d’un nouvel acte terroriste » nous explique celle que nous appellerons Kate pour des soucis de discrétion quant à son poste.

Quelles lois pour lutter contre le terrorisme

Même si le Canada paraît avoir été surpris par ces attentats, le code criminel canadien, contrairement aux lois françaises, permet d’emprisonner un individu dès lors qu’il est soupçonné d’organisation d’attentats. Au nom de la liberté individuelle, le Canada refuse de devenir une forteresse. Les idéaux pourraient-ils amener le pays à devenir une base arrière du terrorisme ?

Depuis les deux tragédies des 20 et 22 octobre dernier, le gouvernement canadien travaille sur de nouvelles mesures anti-terroristes plus efficaces.

Olivier Leclerc

Olivier Leclerc ou la passion du commerce et des fleurs

Directeur commercial dans l’agroalimentaire, Olivier Leclerc est également le gérant de N°13, l’élégante boutique de fleurs située en plein centre historique d’Auxerre. Passionné de fleurs et de décoration, il a réalisé son rêve de travailler les produits frais en ouvrant sa propre enseigne en 2008. D’abord parrainé par un réseau de franchises, il se rend rapidement compte qu’il est financièrement impossible de survivre en reversant royalties et autres pourcentages à chaque €uro encaissé. Il est, depuis décembre 2012, indépendant et emploie 3 salariées fleuristes très imaginatives. Cumulant les activités, Olivier est dans sa boutique tous les soirs et les weekends. « Je suis issu d’une famille de commerçants, la gestion des produits frais est grisante car elle est plus compliquée. Les fleurs sont périssables et le calendrier des saisons est très marqué. Ce que j’aime, c’est la théâtralisation et la créativité, le magasin revêt chaque semaine une nouvelle apparence, par la mise en scène des couleurs et des volumes. »

Pour bien vendre, il faut bien acheter

C’est la devise d’Olivier qui recherche lui-même de nouveaux fournisseurs depuis qu’il n’est plus franchisé. « Je me sers au plus près de la source pour être le plus compétitif possible. De décembre à mai, j’achète dans le sud de la France puis en Hollande chez des petits producteurs mais aussi sur des marchés tels que celui d’Aalsmeer au sud d’Amsterdam, le plus important marché aux fleurs de la  planète implanté sur 990 000 m2 (la troisième plus grande construction du monde par rapport à sa surface au sol, après le Pentagone et le Palais du Parlement à Bucarest). Je m’approvisionne en roses d’Equateur chez un producteur importateur, ainsi je limite le nombre des intermédiaires. Un gain sur les prix d’achat, j’ai un intermédiaire maximum là où les fleuristes traditionnels en ont 3 ou 4, sans compter sur la fraîcheur des fleurs qui voyagent moins longtemps dans les transports. » La décoration, quant à elle, vient essentiellement de Belgique.

Bientôt une nouvelle boutique

La boutique N°13 va d’ici la fin d’année adopter un nouveau look, Olivier Leclerc vient, en effet, de recevoir l’accord des monuments historiques pour changer les couleurs de son enseigne.

N°13 – 13 rue de l’Horloge – 89000 AUXERRE – 03 86 40 24 64 – contact@n13fleuriste.fr

Ouvert du lundi après-midi au dimanche 14 heures ainsi que les jours fériés.

Notting Hill à l'heure jamaïcaine

Notting Hill à l’heure jamaïcaine

Quartier bouclé, police britannique prête à intervenir, les rues de Notting Hill adoptent les couleurs rasta (vert, jaune, rouge) chaque année fin août pour le carnaval caribéen. Cette immense manifestation se déroule sur 3 jours et symbolise le caractère multiracial et multiculturel de la ville.

Des milliers de gens dans les rues venues d’Angleterre mais également du reste de l’Europe pour la plupart se réunissent pour une gigantesque fête digne de Rio de Janeiro. Des défilés en tenue brésilienne, une centaine de camions transportant d’énormes sonos battent au rythme d’orchestres steel –bands, de musique calypso, reggae…, et un public déchaîné sont les principaux ingrédients du plus grand carnaval de rue d’Europe. Malgré une pluie qui n’a cessé d’accompagner les carnavaliers lors du défilé principal du lundi 25 août, la fête a battu son plein oubliant les intempéries si habituels dans la cité de Shakespeare. Les différents groupes de danseurs, très motivés, sont notés par un jury sur la qualité des leurs prestations et de leurs costumes. « C’est dépaysant ce mélange de musiques d’Amérique centrale, de populations du monde entier, cette farandole de costumes colorés, c’est un vrai grand carnaval comme on l’imagine à Rio. J’y reviens chaque année depuis 5 ans pour le son, la bonne humeur et la danse » nous indique Jeanne une touriste française. D’autres viennent par curiosité mais repartent rapidement à cause des bousculades.

Un carnaval créé dans les années 60 à Londres en réponse aux tensions entre les différentes communautés immigrantes

C’est avec l’arrivée massive d’immigrés noirs caribéens et majoritairement de Trinidad que cet évènement a vu le jour. A l’époque, le quartier de Notting Hill, situé à l’ouest de Londres, était essentiellement peuplé d’immigrés d’Amérique centrale. Le carnaval a été initié par la ville de Londres pour répondre aux tensions entre les différentes communautés immigrantes. Notting Hill est aujourd’hui devenu un quartier riche à la mode et représenté par la culture ‘alternative’. Il a été également le lieu de tournage du célèbre film ‘Coup de foudre à Notting Hill’ dont les principaux acteurs sont le duo glamour Julia Roberts et Hugh Grant. Grâce à cette notoriété internationale, le quartier est devenu un haut lieu touristique où de nombreux antiquaires se sont installés.

Quartier de docks de Londres

L’étonnant quartier des docks de Londres

Situé à l’est de Londres, l’endroit fut prospère grâce au commerce maritime jusqu’à sa fermeture en 1970 pour être délocalisé plus à l’ouest à quelques encablures. S’étalant sur 2200 hectares de part et d’autre de la Tamise, c’est le plus grand chantier de régénération urbaine d’Europe. Après dépollution, consolidation des berges et création de nouveaux moyens de transport (bateaux-bus et métro léger), la ville de Londres a souhaité créer de nouveaux espaces de loisirs en conservant l’archéologie industrialo-portuaire (passerelles, grues, ponts, bittes d’amarrage…). Le résultat est bluffant ! 20000 nouveaux logements, 8000 logements sociaux, 70000 nouveaux emplois (dont un quart occupés par des résidents), des restaurants, des pubs, des musées, théâtres…

« Il n’a pas été facile de trouver ces docks et la découverte n’en est que plus savoureuse ! Nous avons cru ne jamais pouvoir y accéder ! Nous sommes littéralement transportés dans une autre époque, on circule à pied dans des ruelles et l’on découvre un bateau pirate dans un bassin à flots, un café tenu par des français au fond d’une impasse, le Shakespeare’s Globe Theater, des objets d’art sur les quais… Le lieu est magnifique, j’adore cette architecture ! » nous confie Monique, elle-même touriste française.

Les puces de Londres

Camden Lock ou le faubourg le plus coloré de Londres

C’est le plus grand marché aux puces d’Europe : des boutiques aux façades déjantées proposent des enseignes colorées en relief, des échoppes servent des cuisines éclectiques : indiennes, thaïlandaises, brésiliennes, mexicaines… ouvertes sur la rue où chacun peut déjeuner à sa guise admirant le canal ou installé sur d’anciens sièges de mobylettes pour le moins originaux. « Le quartier bondé est cosmopolite, les londoniens aimables, avenants, ce qui m’a amusée : déjeuner assise sur une selle de mobylette, jouer du piano en pleine rue et les bonnes affaires que j’ai pu débusquer » nous raconte Maele 14 ans en weekend dans la cité londonienne. Quant à son petit frère Gabin : « le marché est impressionnant par sa grandeur, les façades originales des boutiques et il est très amusant de négocier les prix».

Discrètement cité dans les guides touristiques

Cet endroit typique nous a été vivement recommandé par des guides avertis fins connaisseurs de Londres sans lesquels nous ne nous y serions peut-être pas aventurés. Et cela aurait été vraiment dommage !

Des affaires pour tous les goûts, du neuf, de l’occasion, des friperies, des disquaires, des boutiques punky ou gothiques, du prêt-à-porter, des accessoires, de l’artisanat dans un hall en briques, des cantines exotiques, des meubles et brocantes dans des écuries reconverties et également un immense bar espagnol dans lequel on peut boire et danser… dépaysement assuré au point de faire tourner les têtes ! Mieux vaut prévoir un porte-monnaie bien garni en prévision des multiples tentations…

Autrefois Candem Lock était un site industriel du nord de Londres, ce quartier ne cesse de se développer depuis les années 70 pour attirer de plus en plus de jeunes londoniens et de touristes 7 jours sur 7. L’ambition future et écologique des commerçants : s’approvisionner par bateau grâce au canal qui traverse le quartier.

Je quitte la sécu

Des indépendants quittent RSI

Depuis janvier 2013, Laurent C. a décidé de quitter le ‘monopole’ de la sécurité sociale auquel chaque français cotise qu’il soit salarié ou indépendant. Lassé des cotisations abusives et des hausses des taux, Laurent nous livre pas à pas, grâce à son blog, son parcours et les différents obstacles auxquels il doit faire face depuis un an et demi.

La commission européenne a confirmé voilà une dizaine d’années la fin du monopole des retraites et implicitement celle de la sécurité sociale.

Résigné, Laurent franchit le pas pour se confronter à l’administration et sortir du système, un pari osé et épuisant qu’il nous livre en toute sérénité :

-          Comment avez-vous découvert qu’il était aujourd’hui possible de sortir du système français de sécurité sociale ?

« Fin 2012, quand j’ai constaté que les futures hausses de cotisations sociales et d’impôts annoncées allait entrainer une hausse de 65% de l’ensemble de mes prélèvements sur mes revenus et ce à niveau de revenu identique  (je ne compte même pas les hausses de taxe d’habitation et taxe foncière), j’ai décidé de quitter la sécurité sociale pour limiter cette hausse à la seule hausse d’impôt sur le revenu, soit quand même 30% de plus. 

Depuis 2001 j’avais entendu parler de la possibilité de quitter la sécu mais c’est bien cette hausse brutale de cotisations sociales qui a été le déclencheur.

J’ai recherché en vain des témoignages sur internet et je me suis résolu à quitter la sécu avec l’aide du MLPS (Mouvement pour la Liberté de la Protection Sociale) en tenant mon journal de bord sur le blog http://jequittelasecu.blogspot.com afin que d’autres puisse profiter de mon expérience, soit pour me suivre, soit au contraire pour ne pas le faire au vu des risques et du combat à mener. »

Il est, en effet, possible de quitter le système social français à condition de souscrire une assurance équivalente à la sécurité sociale française, chose possible en souscrivant à l’étranger (les assurances privées françaises étant réservées aux étrangers). Souscrire en Angleterre comme Laurent revient à économiser pour son cas personnel 11000 € par an. Il devra par contre souscrire une retraite sous forme d’assurance-vie si possible européenne afin de pouvoir la déduire ses impôts ce qui ne sera pas le cas pour une assurance-vie française.

-          N’est-il pas psychologiquement épuisant de recevoir mises en demeure et contraintes d’huissier depuis un an et demi ?

« La première fois cela impressionne toujours mais quand on sait exactement quoi faire à chaque étape on est rassuré. De plus, les libérés de la sécu partagent leurs expériences sur les réseaux sociaux et se soutiennent mutuellement.

Il ne faut donc pas se laisser impressionner et rendre coup pour coup. Cela dit, ceux qui sont de nature anxieuse le vivront mal. Moi je dors très bien. Je sais que je suis dans mon droit. Et je me sens enfin libre ! Cela n’a pas de prix. »

-          Où en êtes-vous aujourd’hui vis-à-vis des différents organismes Urssaf, RSI, retraite ?

« Au 20 août 2014 : j’ai reçu une première contrainte du RSI (de multiples échanges sont intervenus depuis un an et demi mais jamais de contrainte),

Le 30 août 2014 : un fax de l’URSSAF a été adressé à ma banque pour tenter de bloquer mes comptes,

et le 1er septembre dernier : j’ai reçu une 14ème mise en demeure URSSAF »

Grâce aux conseils avisés du Mouvement pour la Liberté de la Protection Sociale, Laurent répond sereinement à chaque tentative d’intimidation des différents organismes pour à chaque fois obtenir gain de cause.

-          Savez-vous combien de chefs d’entreprise ont quitté la sécu à ce jour ?

« Selon les informations que nous recoupons il y a une bonne dizaine de milliers de libérés. Certains depuis 20 ans mais après la 1ere vague de 2013 nous constatons une grosse accélération en 2014 avec une 2ème vague d’artisans, commerçants qui sauvent leur activité professionnelle en quittant le RSI. »

Le livre de Laurent C. « Je quitte la Sécu » en 2 volumes est disponible en ligne sur plusieurs sites et le démarrage est excellent. Une sortie au format papier d’ici la fin d’année permettra une diffusion à un plus large public que ceux des lecteurs sur tablette ou ordinateur.

L’Association Liberté Sociale tiendra sa première conférence de presse à Paris le 8 octobre prochain. L’association présentera aux français comment exercer leur liberté d’adhésion ou non à l’assurance maladie et à la retraite.

Ce combat est amené à s’amplifier tellement les chefs d’entreprise en ont assez d’être ponctionnés et de voir leurs entreprises étranglées par les charges.

Hugo Imhof

Hugo Himhof, la carrière prometeuse d’un jeune réalisateur

Jeune adulte de 27 ans, Hugo Imhof a le vent en poupe ces temps-ci. Icaunais d’adoption, il pratique la musique dès l’âge de 6 ans en intégrant une classe CHAM (classe à horaires aménagés en musique) à Créteil où il habite alors avec ses parents tous deux instituteurs, apprend ensuite la guitare et intègre un groupe de musique, pratique également beaucoup la photographie. Puis il déménage dans l’Yonne, dans la maison que ses parents ont rénovée durant 10 années aux Ormes, il est alors âgé de 14 ans. Adolescent, il découvre le Centre de loisirs Activ’ados, et passe son BAFA à 17 ans pour devenir animateur de 2 centres de loisirs du canton d’Aillant sur Tholon. C’est dans ce cadre qu’il rencontre un papa, réalisateur de spectacles vivants. Son Bac Littéraire en poche, Hugo décide de travailler à temps complet pendant une année avec le réalisateur. Il apprend à régler et à se servir de matériels professionnels, il dépense tous ses salaires en K7 vidéo et DVD, un signe dont il réalisera bien après l’importance.

Fort de cette expérience professionnelle, et alors que sa petite amie entre en licence « Philosophie et arts cinéma spectacle » à Nanterre, il décide d’intégrer cette même faculté. Titulaire d’un Master de cinéma obtenu à Lille III, il se constitue un catalogue de présentation avec des clips de groupes de musiciens parisiens, fait tourner pour leur plus grand plaisir les jeunes d’Activ’ados…

Puis le bouche à oreille, les réseaux, ces 6 derniers mois ont été très riches en évènements : un film d’entreprise pour le groupe industriel Fayat  et le groupe Carrefour, un film qualité pour les magasins Carrefour qui tourne en boucle dans les rayons et sur Internet…

Et les 6 prochains mois ne seront pas moins riches puisque le groupe Carrefour a à nouveau sollicité le jeune réalisateur pour le tournage d’une publicité sur le linge de maison bio, il travaille en parallèle sur un immense projet pour la ville de Lille.

En effet, la Cimade nationale (Association de Solidarité Active avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile) en collaboration avec la ville de Lille a lancé un projet photographique qui sera exposé à la Maison Folie Wazemmes du 15 au 30 novembre prochain. « J’ai proposé un projet qui a visiblement plu puisqu’il a été retenu. Plutôt que photographier moi-même ces publics avec un angle et une impression de déjà vu, j’ai préféré confier 27 appareils photo jetables à 27 migrants pour capturer des instants de leur vie familiale pour rendre une idée d’immortalité et d’anonymat.  Juste pour montrer que ces personnes vivent comme nous » nous confie-t-il. Cette œuvre sera rassemblée sur un panneau de 4.5 m x 2.75 m comme une grande photo et les auteurs enregistreront une description dont les spectateurs s’amuseront à rechercher à quelle photo correspond la bande son. L’affiche sera présentée lors d’une soirée au cinéma Arts & Essais de Lille, puis définitivement affichée dans un lieu qui reste encore à déterminer. Un très joli projet participatif et artistique.

Et lorsque que l’on demande à Hugo quel est son rêve subliminal, il nous répond : « Etre reconnu comme artiste-photographe et surtout être heureux ».