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Drones ou faux bourdons ou encore aéronefs, ces étranges objets volants !

De taille et de masse différente selon les utilisations recherchées, ces véhicules aériens sans humain à bord sont souvent radiocommandés même si cela devrait rapidement évoluer. Ils peuvent aussi bénéficier d’un pilotage automatique ou à partir du sol pour les vols de plusieurs dizaines d’heures.

Ces engins volants de taille réduite sont moins chers et plus faciles à utiliser qu’un avion.

Selon les utilisations, ils seront de taille et d’envergure plus ou moins grande, voleront à des altitudes différentes, auront une endurance et une capacité de chargement variables. C’est la doctrine ‘zéro mort’ qui a amené l’armée à développer des projets de drones dans les années 1990 notamment lors du conflit Iran-Irak, puis au Kosovo, au Tchad ou encore au Pakistan et en Syrie.

Des vols à vocation commerciale

Ce sont les Etats-Unis, qui, les premiers ont autorisé les vols commerciaux en 2014. Le marché, dans ce contexte, est en pleine expansion (288 millions d’€uros en 2016). Leur utilisation est encadrée et réglementée par le code de l’aviation civile et le code des transports. Les utilisations civiles et militaires sont très nombreuses et des développements sont en cours pour améliorer les performances de ces aéronefs. Comme nous explique Moses Koyabe, diplômé de l’Ecole Nationale de l’Aviation Civile de Toulouse expatrié à Phoenix et membre de l’association Aerospace Arizona ‘les utilisations envisagées dans l’industrie, le transport de colis (Amazon), la cohabitation des drones taxis (Boeing) avec les avions et les hélicoptères, la surveillance des frontières par l’armée de l’air (immigration, contrebande, aspects militaires), les bois, les rivières, les sauvetages, le suivi d’une construction à distance ou bien la constatation de dégâts pour les assureurs… les applications sont infinies’.

Une conférence à Phoenix en novembre

C’est la troisième année que l’association Aerospace Arizona organise une conférence dédiée à ces drôles d’engins motorisés qui alimentent les conversations, une initiative de l’association de développement économique régionale et d’Aerospace Arizona dont le leitmotiv est de fédérer les efforts autour des activités aéronautiques, spatiales et des drones. Beaucoup d’entreprises locales travaillent déjà dans ces domaines de pointe et l’Arizona souhaite devenir une référence mondiale, un écosystème impressionnant.

Outre les aspects législatifs, les thèmes abordés seront très variés, les drones permettent d’exécuter des tâches discrètement et en toute sécurité sans imposer une posture dangereuse à une personne comme en génie civil. En respect des réglementations, ces objets volants pourront aussi mesurer les pertes de chaleur ou de climatisation, dépolluer, construire, démanteler, explorer les eaux, mener des recherches archéologiques, tout est imaginable !

Conférences du 7 au 9 novembre. Trois jours pendant lesquels sont attendus quelque 400 prestataires de services, industriels, institutions, étudiants-chercheurs. Les différents conférenciers viendront du Panama, du Mexique, d’Israël ou encore du Canada, la liste n’est pas encore définitive et les entreprises françaises sont les bienvenues.

Si vous souhaitez assister ou intervenir lors des conférences, avoir un stand sur place ou devenir mécène, merci de me contacter : Florence CAMPENON – + 33 (0)6 76 96 31 07 – contact@florencecampenon.com

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Allons-nous un jour manquer d’eau ?

Dans le cadre de la 7ème édition du cycle des conférences scientifiques de Saint-Aubin-Châteauneuf, Ghislain de Marsily, membre de l’académie des sciences, a abordé l’épineuse question des réserves en eau. Outre l’intérêt du sujet, ces rencontres sont l’occasion de développer la culture en milieu rural.

Se dirige-t-on vers une pénurie d’eau ?

Pour Ghislain de Marsily, membre de l’académie des sciences, la réponse à cette question est clairement « non » ! Alors pourquoi les médias nous alertent-ils à ce propos et diffusent des reportages sur des régions fragilisées par le manque d’eau ? Ce ‘non’ définitif est un ‘non’ à l’échelle de la planète. « La quantité d’eau sur Terre est constante, nous en avons perdu un millième en trois milliards d’années » , nous indique le scientifique. Sur notre planète, l’eau suit un cycle : elle s’infiltre dans la terre, alimente nos rivières, nos mers et océans puis s’évapore dans l’atmosphère pour former des nuages et retomber sous forme de précipitations mille kilomètres plus loin. Celle qui coule de notre robinet part dans les égouts, les stations d’épuration puis est réinjectée dans le circuit. Certes, même si certaines canalisations fuient, l’eau est toujours récupérée lors de son cheminement. Elle se répand dans un circuit bien rodé, sans jamais se perdre. Le stock d’eau sur Terre est identique à celui du temps de sa création.

Et le réchauffement climatique dans tout ça ?

Les zones désertiques se déplacent, tout comme les espaces luxuriants. En France, le niveau des fleuves, Rhône et Rhin est haut. La région sud-est a investi dans la construction de barrages pour conserver cette eau ce qui n’est pas le cas dans le sud-ouest. A Pékin, l’eau des puits a baissé de 80 mètres et des travaux d’envergure sont prévus pour approvisionner la ville en eau depuis l’Himalaya. En Namibie, la capitale Windhoek est alimentée par une canalisation longue de 800 km. En Ethiopie aussi la question des ressources en eau préoccupe, l’Etat a financé un barrage hydroélectrique pour répondre à cette problématique. En Amérique du Sud, le cas particulier de la Cordillère des Andes est inquiétant : dans 30 ans, tous les glaciers auront fondu et les politiques n’ont pas anticipé le stockage de l’eau. En Afrique, les pénuries d’eau sont fortement liées aux activités humaines. Cette ressource est fortement utilisée pour extraire, laver et séparer des ressources minérales rares ou encore entretenir des golfs pour les riches touristes… La ville du Cap subit déjà des restrictions. La Tunisie, elle, est contrainte d’importer de l’eau en bouteilles.

Le  climat apparaît sous forme de cycles et la sécheresse, deux fois par siècle, entraîne de grandes famines : en Inde en 1876, au Guatemala en 2009 ou encore au Sahel dans les années 70 où 30 à 60 millions de morts ont été dénombrés. Les incendies dans le sud de la France sont plus nombreux depuis quelques années. Les conséquences de ce réchauffement sont multiples : précipitations plus importantes, déplacement des zones climatiques… Les rendements agricoles sont meilleurs en Europe du Nord tandis qu’ils baissent en Europe du sud et dans les milieux tropicaux. La zone méditerranéenne a perdu 110 millions d’hectares de terres cultivables pendant que le nord en a gagné 160 millions.

Alors comment se protéger du manque d’eau ? Les stocks sur Terre étaient de 20 mois, ils sont aujourd’hui de 3 mois. Nos dirigeants souhaitent diminuer la teneur en dioxyde de carbone de l’atmosphère : de 400 à 350 ppm (partie par million) pour éviter que les mers et océans ne montent de 9 mètres d’ici 2500, une des conséquences du réchauffement climatique. Il faudrait certainement aussi modifier notre régime alimentaire : produire un kilogramme de bœuf nécessite 13500 litres d’eau (nourriture végétale) ; un kilogramme de pommes de terre seulement 100 litres. Aujourd’hui sur sept milliards de terriens, un milliard ne mange pas à sa faim et les habitants des pays les plus riches consomment deux fois trop de viande. L’éducation, notamment en Afrique, devra être amplifiée afin que les femmes aient moins d’enfants. Une femme africaine éduquée a maximum trois enfants alors que les autres en ont des tribus dès l’adolescence. 

Des laboratoires ont entamé des recherches pour produire des semences requérant moins d’eau.

La gestion des ressources en eau est un problème planétaire qui va provoquer des déplacements de population venant notamment d’Afrique vers l’Europe, des déforestations pour cultiver. Certains pays sont aujourd’hui contraints d’importer de l’eau ou de trouver des solutions alternatives pour s’approvisionner en eau : en désalinisant les eaux de mer par exemple. En France, ce sont les traitements, pompages et entretiens des canalisations qui sont scrutés pour prévenir les fuites de notre réseau vieillissant. L’eau est une ressource qu’il nous faut protéger car sans elle, la vie sur terre ne serait pas possible. Des travaux de grande envergure sont et vont être réalisés dans les pays qui commencent à manquer d’eau. Cette ressource concerne la globalité du monde et nous devrons être solidaires pour éviter les catastrophes sanitaires à venir.


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We all have that dream !

Martin Luther King savait fédérer et déplacer des foules à travers les Etats-Unis. Nombreux étaient ceux qui venaient assister à ses prêches et dénoncer les ségrégations raciales envers les Afro-américains. Nous avons fêté au mois d’avril 2018, les 50 ans de sa disparition.

« Souvent les hommes se haïssent les uns les autres parce qu’ils ont peur les uns des autres, ils ont peur parce qu’ils ne se connaissent pas,  ils ne se connaissent pas parce qu’ils ne peuvent pas communiquer, ils ne peuvent pas communiquer parce qu’ils sont séparé» expliquait Martin Luther King en 1958 lors de la marche de Montgomery.

Docteur en théologie, Martin Luther King était un pasteur baptiste afro-américain et un militant non-violent pour les droits civiques des Noirs, la paix et contre la pauvreté aux Etats-Unis. Soutenu par John Fitzgerald Kennedy dans ses actions, il devient le plus jeune Prix Nobel de la Paix en 1964. Ses protestations pacifiques, inspirées par Gandhi,  pour le droit du travail, le droit de vote et contre la ségrégation des Afro-américains ont généré une vague de sympathie qui dépassait les clivages ethniques. Outre-Atlantique, son combat devient l’un des sujets les plus importants des années soixante.

Désobéissances et marches en signe d’opposition

Les insoumissions afin de lutter contre la ségrégation raciale revêtent différentes formes dans les années 50 et 60. En 1955, Rosa Parks est arrêtée pour avoir refusé de céder sa place à un Blanc dans un bus de Montgomery. A Albany et Birmingham, des militants ont occupé des bibliothèques, des restaurants et se sont agenouillés dans les églises réservées aux Blancs .

Les actions non-violentes, nombreuses, rassemblaient des centaines de milliers de partisans. A Washington, le 28 août 1963, jour où le pasteur prononça le fameux discours ‘I have a dream’ devant le Lincoln Memorial, 250 000 personnes participèrent à la marche pacifique. Des opérations d’envergure avaient lieu contre la discrimination dans les écoles publiques, pour obtenir un salaire décent de USD 2.00 de l’heure et le droit de vote de tous les citoyens américains sans distinctions.

Martin Luther King est assassiné le 4 avril 1968 à Memphis

Alors qu’il était venu soutenir les éboueurs noirs en grève pour obtenir un meilleur salaire, le pasteur est assassiné le 4 avril 1968, sur le balcon de son motel. Sa disparition a engendré des émeutes dans une soixantaine de villes américaines. 300 000 personnes ont assisté à ses funérailles déclarées jour de deuil national par le Président au pouvoir, Lyndon Johnson. La maison où est né Martin Luther King à Atlanta est devenue un musée national.

© Marines : Martin Luther King, 28.08.63, Washington

Paru le 10 mai 2018 sur http://www.lesmusesdeparis.com/news/we-all-have-that-dream-67

Jeanne Roy, coodinatrice culturelle de centre de détention de Joux-la-VIlle

Des détenues pour actrices à Joux-la-Ville

Arnaud Sélignac a déjà tourné une quarantaine de films essentiellement pour la télévision dont le célèbre ‘Arletty, une passion coupable’ joué par Laëtitia Casta et plus récemment ‘L’épreuve d’amour’ avec Fred Testot.

Le lieu est aussi improbable qu’inattendu et pourtant c’est le cadre qu’a choisi le réalisateur Arnaud Sélignac pour tourner son prochain long métrage, le centre pénitentiaire de Joux-la-Ville au sud de l’Yonne. ‘Le projet a été présenté à l’administration pénitentiaire centrale qui après validation a recherché un centre carcéral de femmes. Nous nous sommes positionnés de suite car le projet était très intéressant. Ensuite, nous avons émis un appel à candidature et une vingtaine de femmes se sont manifestées pour participer au tournage. Le sujet est inspiré de la célèbre pièce de théâtre d’Eve Ensler jouée d’abord à Broadway puis en France, ‘Les Monologues du Vagin’. Une pièce drôle abordant sans tabous des histoires de femmes, leurs expériences, leurs souffrances, leurs rêves, leurs sensations, leurs angoisses et leurs joies. Un sujet d’autant plus exacerbé lorsqu’il est abordé en prison’ nous confie Jeanne Roy, coordinatrice culturelle du centre de détention de Joux.

L’établissement de Joux-la-Ville, le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP), la Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires de Dijon et la Direction de l’Administration Pénitentiaire ont ensuite examiné les candidatures et sélectionné les potentielles actrices selon plusieurs critères : leur comportement en détention, les raisons de leur incarcération, leur date de sorties… Une nomination importante puisque le film sera proposé en diffusion nationale courant 2018.

Dans le cadre du respect au droit à la culture et dans la perspective de réinsérer les détenues, de nombreuses activités sont proposées comme le théâtre, l’écriture, le cirque, la danse, le chant, des formations… Ces ateliers doivent permettre aux femmes de reprendre confiance en elles, de valoriser leur image et d’apprendre. Des pièces de théâtre et des concerts se produisent également au sein de l’établissement carcéral. La coordinatrice culturelle soumet régulièrement des projets à l’administration pénitentiaire qui les accepte ou les refuse.

Article paru le 18 décembre dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

Le travail du sucre par les mentions complémentaires en pâtisserie

On n’en finit pas d’innover au CIFA d’Auxerre !

1000 jeunes sont formés chaque année au CIFA (Centre Interprofessionnel de Formation des Apprentis) à Auxerre du CAP au BTS, soit plus de 20 000 depuis sa création en 1975.

Parce qu’il est nécessaire d’évoluer dans un environnement attrayant pour susciter l’envie d’apprendre, le CIFA d’Auxerre ne cesse d’innover. En mars dernier, le Clic’Store, un projet pilote, était inauguré (voir notre article du 27 mars dernier), une boutique pédagogique et virtuelle pour permettre aux apprentis de se retrouver en situation réelle de vente. En six mois, les extérieurs ont été relookés grâce à  l’apparition d’espaces verts et d’un city stade. Chacune des zones d’apprentissage ressemble à une vraie boutique, un vrai laboratoire, un vrai restaurant, un vrai institut ou encore un vrai atelier avec en plus des supports visuels expliquant aux élèves les techniques qu’ils doivent employer pour réaliser un acte de coiffure, d’esthétique, de boulangerie ou pâtisserie, de cuisine, de découpe de viande, de mécanique ou carrosserie… Un avantage non négligeable. Ainsi ils voient concrètement comment procéder. A leur tour, les élèves sont filmés et leur professeur débriefe avec eux sur ce qu’ils ont réussi ou doivent améliorer dans leurs gestes. Un véritable succès puisque les jeunes apprentis sont abonnés aux concours et aux remises de prix.

Le centre d’apprentissage icaunais est l’un des plus modernes de la région. En 2019, devrait être étrenné un atelier mécanique et carrosserie futuriste, ergonomique, autonome en énergie, avec recyclage des eaux, salle blanche, toit végétal…

Article paru le 13 novembre 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

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Alternance = silence, on tourne !

25 apprentis face aux caméras et 9 films de 30 secondes, réalisés dans les locaux du Pole Formation d’Auxerre, pour attirer quelques 259 élèves en alternance sur des postes vacants dans les industries de l’Yonne et de la Nièvre.

Chaudronnerie-soudure, maintenance industrielle, conception industrielle, électrotechnique, génie industriel et mécanique, informatique, prévention-qualité-sécurité-environnement, production industrielle ou encore usinage industriel, le Pôle formation 58-89 forme des jeunes dans l’Yonne et la Nièvre à ces métiers en alternance, du CAP (Certificat d’Aptitudes Professionnelles) au diplôme d’ingénieur.

‘Promouvoir l’industrie de façon ludique et donner envie aux jeunes d’intégrer des postes dans l’industrie est l’ambition de ces vidéos’ nous explique Véronique Riguet, directrice déléguée du Pôle formation 58-89. ‘Aujourd’hui, un mois après la rentrée scolaire, ce sont encore 259 postes qui cherchent preneurs. L’industrie souffre d’une image ancienne que nous nous efforçons de moderniser. Ces métiers ont considérablement changé, on utilise aujourd’hui beaucoup le numérique. Les méthodes pédagogiques employées sont innovantes et dynamiques. Pourtant ce secteur d’activité comme les territoires de l’Yonne et de la Nièvre manquent cruellement d’attractivité’ poursuit Véronique.

L’alternance, un vrai challenge scolaire et professionnel

Pour rappel, le taux d’insertion professionnelle est de 90 % et le taux de réussite aux examens est excellent. ‘L’alternance est aujourd’hui une voie d’excellence qui demande beaucoup d’efforts de la part des élèves devant mener de front vie scolaire et vie professionnelle, un vrai challenge qui n’est plus celui d’autrefois où l’on envoyait en apprentissage celui qui ne pouvait suivre une scolarité traditionnelle’ insiste la directrice du Pôle formation.

Ces mini-films seront utilisés comme outil de promotion sur les salons et dans les établissements scolaires, ils seront bientôt visibles sur le site internet du Pôle formation 58-89, la chaîne Youtube du Pôle, les réseaux sociaux et également dans les cinémas des deux départements.

Sur les photos : des élèves de L’ITII Bourgogne (formation d’Ingénieur), de CAP chaudronnerie, de L’IFAG Auxerre-Bourgogne ou encore issus de Licence Informatique.

Article paru le 6 novembre 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

Valérie Roy-Gallet, Edouard Sestre et Camille Picon

Edouard Sestre, meilleur apprenti cuisinier icaunais

Un menu imposé à réaliser en quatre heures et six prétendants au titre très convoité de meilleur apprenti cuisinier de l’Yonne au cru 2017 de la discipline, voici les ingrédients réunis le 29 août dernier au CIFA (Centre Interprofessionnel de Formation des Apprentis) d’Auxerre.

Plus qu’un métier, une vocation

Tombé dans la marmite tout petit, Edouard a toujours aimé cuisiner. Son leitmotiv : donner du plaisir aux clients. ‘J’adore l’adrénaline, le speed que procure le service, mais aussi l’élaboration des plats. Il m’arrive de soumettre des idées au chef, Camille Picon, et nous adaptons ensuite les mets’ nous confie Edouard. Pour obtenir la précieuse reconnaissance, il a du réaliser un vol-au-vent aux fruits de mer à la dieppoise, un magret de canard rôti au miel avec pommes confites, coffre de navets et bille de potimarron et pour conclure un pot de crème à la pistache et des petits fours sucrés de son inspiration. De quoi mettre l’eau à la bouche !

‘Ils ont beaucoup travaillé pendant et en dehors des heures d’ouverture’

‘J’aime ces jeunes qui ont de l’ambition, qui sont passionnés. Edouard s’est beaucoup entrainé avec l’aide précieuse de Camille pour acquérir ce prix. Il a énormément pris d’assurance en deux ans, on voit que la cuisine lui plaît, qu’il est volontaire, appliqué même si la fatigue est souvent présente dans les métiers de la restauration. Recevoir ce sésame n’est pas un hasard’ précise Valérie Gallet-Roy, la gérante du Délice des Galets à Toucy et maître d’apprentissage du jeune.

Une mention complémentaire dès septembre

Pour continuer sa formation en cuisine, Edouard Sestre a rejoint en septembre le restaurant le Bourgogne à Auxerre où il effectuera une formation en alternance d’un an dans le but d’approfondir ses connaissances en pâtisserie : décoration d’assiettes et préparation de desserts plus élaborés. Une mention complémentaire de ‘dessert à l’assiette’ en complément de son CAP (Certificat d’Aptitudes Professionnelles) en cuisine. Le Bourgogne est dirigé par Eric Gallet qui n’est autre que le frère de Valérie Gallet-Roy, histoire de garder un œil sur l’évolution du jeune homme.

Article paru le 4 septembre 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

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L’économie de demain à Auxerre

La préparation de cet événement né de la collaboration entre Défi Son et Initiactive 89 (ex-Yonne Active Création) a vu le jour en mars dernier. Promouvoir notre département en organisant des événements d’envergure relayés au niveau national à l’automne puis international dès 2018, tel est le défi de ces journées pour penser le monde économique autrement. ‘Nous souhaitons remettre l’humain au cœur de l’économie et attirer les entreprises dans notre beau département’ nous confie Francis Moreau, directeur d’Initiactive 89, ‘la préparation de cette première édition nous a occupés durant huit mois pendant lesquels nous avons créé une marque, un site internet et fédérer des entreprises, organismes, élus des mairies et des communautés de communes, personnels enseignants sensibles aux thématiques proposées’ poursuit-il.

La transition économique des territoires de l’Yonne en Bourgogne Franche-Comté

L’enjeu de cette journée a été d’informer, de comprendre et d’expliquer des idées, des expérimentations, des projets, des actions en cours et déjà des résultats à un public curieux de découvrir comment l’humain peut être remis au centre des préoccupations de chacun. Plus d’une  vingtaine d’intervenants locaux et régionaux se sont pris au jeu pour transmettre à un public éclectique des valeurs humanistes. Notre société évolue et parfois dérive, les nouvelles économies mettent en avant les nouvelles gouvernances avec par exemple la promotion de l’holacratie (entendez gouvernance fondée sur la mise en œuvre formalisée de l’intelligence collective), la nouvelle économie sociale, le développement des territoires et de la ruralité avec la création de drives fermiers, l’économie circulaire, la transition énergétique pour diminuer voire éviter toute forme de pollution…

Préparer les futurs agriculteurs aux défis du monde de demain

C’est la vocation de la Maison Rurale et Familiale du jovinien basée à Villevallier. ‘Nous formons une cinquantaine de futurs agriculteurs de la 4ème au Bac Pro section Conduite et Gestion d’une exploitation agricole. Nous partons d’un référentiel de base que nous enrichissons par des modules sur les nouvelles technologies dans l’agriculture, l’agroécologie, la visite de coopératives agricoles pour travailler avec les élèves sur l’organisation, les débouchés en terme de marchés et nous analysons également des articles de la presse professionnelle. Nous essayons de les confronter au concret le plus souvent possible. Par exemple, lors du projet national de ’la ruche qui dit oui’, nous avons créé un site internet pour lequel les élèves ont démarché des producteur à moins de 60 km à la ronde, leur ont proposé de mettre en ligne leurs spécialités, et ont ensuite du trouver les acheteurs. Chaque vendredi soir, ils sont ainsi confronter à de vrais clients qui viennent chercher leurs commandes et auxquels ils sont en mesure d’expliquer la fabrication, l’exploitation d’où proviennent les différents articles (miel, fromages, bières, viande…). Ainsi nous leur enseignons les bénéfices à favoriser l’agriculture locale en circuits courts pour préserver notre environnement et la garantie de se nourrir en privilégiant une meilleure qualité’ comme nous l’explique Anaïs Gatard, la monitrice en charge du projet ruche.

Les Journées Nouvelles Economies seront reconduites dès les 4 et 5 octobre dans les locaux de l’ancien IUFM rue des Moreaux à Auxerre et seront suivies en 2018 d’une journée internationale.

Photo : des lycéens découvrent l’agriculture de conservation chez Sep de bord, un groupement d’exploitants de la région de Brienon, une forme de nouvelle économie.

Article paru le 10 juillet 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

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Clic’Store, le nouveau concept du Cifa d’Auxerre

A l’extérieur, une vitrine, puis une entrée avec portes automatiques, à l’intérieur, une ambiance, un éclairage modulable, une musique de fond, des vendeurs, un clic pour un nouvel univers, on se croirait (presque) dans une boutique du centre-ville, sauf que nous sommes au CIFA (Centre Interprofessionnel de Formations d’Apprentis) d’Auxerre. ‘Nous avons souhaité recréer toutes les conditions d’une vraie boutique afin que nos élèves retrouvent les sensations réelles de la vente en situation’ nous explique Marcel Fontbonne, directeur du CIFA d’Auxerre. ‘Depuis 2015, nous avions en tête la création de cet outil pédagogique, il nous a fallu étudier la faisabilité grâce à l’entreprise Idxprod, imaginer, développer le concept et trouver les fonds. Le Conseil Régional a cru immédiatement en notre projet et nous a suivi dès le début de l’aventure’ poursuit-il.

7 univers de 120 à 1200 m2 grâce à la 3 D

Le CiFA d’Auxerre regroupe 1000 élèves dont 240 sont formés aux métiers de la vente du CAP au BTS. Mais Clic’Store sera évidemment ouvert aux autres sections, tous les métiers comprennent une part de vente ou de négociation finalement. Ce magasin sensoriel, connecté, digital et interactif propose 7 univers modulables en 3 D dans un seul espace de 80 m2 : une concession automobile, une boutique de vêtements, une autre de multimédia ou de sport, une librairie, un magasin de fruits et légumes et un dernier d’arts de la table. Le prochain univers à l’étude est celui d’une parfumerie / cosmétiques. Cet outil répond à une vraie problématique et les jeunes en sont satisfaits. ‘Beaucoup plus concret que des sketchs de vente en classe, on a l’impression d’être dans la réalité, la boutique est très ressemblante à celles dans lesquelles nous travaillons pendant nos semaines d’alternance’ nous confient Anaïs, Marie, Pauline et Jérémy après leur démonstration. Les apprenants, au maximum 12, sont filmés, ce qui permet au professeur, Hélène Daguenet (Responsable du département commerce et gestion), d’analyser leur comportement, argumentation…

Un outil pédagogique unique en France

Projet pilote, le Clic’Store sera amené à se dupliquer dans d’autres CIFA de France. Les entreprises ont déjà formulé des demandes pour louer le lieu lors de formations. ‘Beaucoup d’utilisations sont possibles comme des soirées à thème pour les entreprises, un club presse pour réaliser des interviews… Il est facile d’agrémenter les murs en 30 minutes et ainsi imaginer beaucoup d’adaptations’ précise Marcel Fontbonne.

Du matériel de pointe crée spécialement

Yannick Davouse nous raconte qu’en raison des limites du matériel existant sur la marché, il a du travailler directement avec les ingénieurs chez les fabricants pour développer des matériels spécifiques et ainsi permettre l’immersion et la possibilité d’inventer toutes les situations. La création d’un nouvel univers prend entre deux et trois semaines de travail. ‘Nous vendons un résultat et non une technique, nous devons nous adapter aux besoins du client, l’outil devait être flexible et évolutif, c’était un projet très ambitieux pour lequel nous continuerons à développer des fonctionnalités au fil des mois et des années à venir’.

Le CIFA d’Auxerre, l’un des centres le plus modernes de Bourgogne Franche-Comté, planche déjà sur un atelier du futur ergonomique, autonome en énergie, avec recyclage des eaux, salle blanche…

Article paru dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté le 27 mars 2017.

Eklecktic est né le 1er mars

Un nouveau magazine est né cette semaine sur l’orléanais. Oui, la presse en local trouve toujours ses lecteurs… et promet un bel avenir. Nous revenons à nos fondamentaux et aimons connaître ce qui se passe près de chez nous. C’est la vocation d’Eklecktic qui propose des articles sur l’actualité de la région, les nouveautés, l’alimentation, les spécialités culinaires, la culture, la littérature,  la déco, la mode, les voyages… des sujets éclectiques comme le suggère son nom. Le premier numéro a reçu, dès sa parution, un accueil très encourageant… merci à tous nos lecteurs…

Retrouvez-nous sur http://eklecktic.fr/

 

Géochanvre

Des géotextiles 100 % bio fabriqués dans l’Yonne

‘C’est en constatant les qualités parfois médiocres des produits de paillage dont j’avais besoin pour protéger les sols maraîchers, leur coût d’achat relativement élevé, les difficultés grandissantes d’approvisionnement et le manque de transparence sociale dans la réalisation manuelle de ces tissus souvent importés d’Inde ou du Sri Lanka que j’ai décidé de créer cette filière localement’ nous explique Frédéric Roure, ingénieur agronome écologue et dirigeant de l’entreprise Géochanvre.

Créée en 2014 sur l’ancien site Lafarge de Frangey, que l’entreprise partage avec le groupe Tree (voir notre article du 30 janvier dernier), Géochanvre compte aujourd’hui 9 salariés, des investissements en machines à hauteur de 3.5 millions d’€uros et quatorze brevets internationaux déposés dans 140 pays et qui seront dévoilés au fur et à mesure du développement de la TPE.

Valoriser la fibre végétale en circuit court

Les matières premières, ortie, luzerne, lin et chanvre, sont cultivées localement et leurs pailles sont ensuite transformées dans l’usine de Lézinnes grâce à la technique de l’hydroliage : un jet d’eau à haute pression entrecroise les fibres, sans ajout de colle ni autres produits chimiques. Les  paillages et géofilets entièrement biodégradables sont utiles aux marchés du génie écologique, aux travaux paysagers, aux cultures d’alignement, aux vignes, aux jardins privés et potagers pour favoriser la croissance des plantations, le traitement des mauvaises herbes et la protection thermique des sols ou pour maintenir les sols lors de travaux. La confection des sacs, big bags jetables pour déchets et cabas sont confectionnés par deux ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail) icaunais. Les clients sont les collectivités, les travaux publics, les agriculteurs et les particuliers. Les dalles de paillage trouvent aussi leur utilisation comme isolant en sous couche de parquet. Les produits proposés et distribués par Géochanvre viennent en remplacement de marchandises fabriquées à base d’amidon (la production des paillages naturels étant insuffisante) avec des performances supérieures pour un coût analogue ou moindre et sans limite potentielle de production, des qualités de biodégradabilité et de praticité supérieures.

Les distributeurs en réseau de coopératives et de producteurs de paille ont validé la distribution, les agriculteurs ont également approuvé les circuits d’approvisionnement sur des captages d’eau, le site industriel bénéficie d’une eau abondante et d’un possible fret fluvial.

Géochanvre a été lauréat Ecoproduit aux vitrines de l’innovation Ardie en 2016 et a reçu le prix des entreprises et de l’environnement décerné par le Ministère de l’écologie en 2015.

Paru le 27 février 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

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La sécurité informatique, un marché en pleine expansion

Dix ans que Claire Kemp a créé de toutes pièces IT-Gnosis, une entreprise de sensibilisation en sécurité informatique basée à Senan dans l’Yonne. Un marché de niche vierge à l’époque et sur lequel peu d’entreprises se sont encore penchées aujourd’hui. ‘Je travaillais en Allemagne pour une société américaine de certification informatique lorsqu’un collègue m’a proposé ce challenge. La sécurité informatique arrivait alors tout juste en Europe, nous explique Claire, j’ai commencé mon activité grâce à un distributeur anglais pour lequel je promouvais les formations sur la France, l’Italie et le Portugal. Aujourd’hui, nous vendons des supports de cours et de la formation pour des organismes malaisien, américain, hollandais et québécois et nous distribuons leurs produits sur une dizaine de pays : la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Suisse, Malte, le Maroc, l’Algérie, la Côte d’Ivoire et plus récemment au Sénégal. Notre métier est de sensibiliser les entreprises aux bonnes pratiques et aux risques liés à Internet. Nos clients sont les centres de formation continue, les grandes écoles et universités qui proposent une spécialisation en informatique. Ajouter une certification à une formation permet d’accroître l’employabilité des élèves à la sortie de l’école.’

150 000 personnes certifiées à travers le monde

Une certification internationale est, par exemple, demandée par le ministère de la défense américain. La présenter ouvre des portes, permet de protéger l’entreprise et de connaître les enjeux de la sécurité. ‘Les formations que nous proposons couvrent l’ensemble des risques potentiels : on apprend à penser comme un hacker pour mieux s’en protéger. Piratage éthique, sensibilisation à la cyber sécurité, formation aux tests d’intrusion, à l’investigation légale, à la défense d’un réseau, à la programmation sécurisée… autant de domaines que maîtrisent parfaitement nos formateurs’ poursuit la dirigeante.

Une progression à deux chiffres en 2016

Le développement de la petite entreprise est encourageant. Elle occupe deux personnes à temps complet et une stagiaire. ‘J’ai misé sur l’alternance pour former mes salariés, je trouve que c’est une formule idéale pour pérenniser des postes. J’ai bien l’intention de renouveler l’expérience dès septembre en embauchant une autre personne polyglotte, c’est la condition’ nous confie Claire. Salarié en CDI depuis octobre 2015, Vincent Bartezak, jeune diplômé de l’Ifag est en charge du développement de l’Italie : ‘j’aime beaucoup ce travail qui me permet quotidiennement de pratiquer mes langues étrangères, de voyager régulièrement pour vendre des produits attrayants que j’ai découverts en intégrant IT-Gnosis voilà trois ans et demi’. Tout récemment, Allie Pineda, jeune guatémaltèque en alternance grâce à la formation en licence pro ‘Management des activités internationales’ de l’université de Bourgogne a rejoint les effectifs de la société. Chacun des membres parlant au minimum le français et l’anglais plus une troisième langue soit au total cinq langues.

Article paru le 20 février 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

Bernard Moraine, Maire de Joigny et Patrick Kanner, Ministre de la ville, de la jeunesse et des sports

Le ministre de la ville en visite à l’E2C à Joigny

Ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, Patrick Kanner s’est rendu le 23 janvier dernier à l’Ecole de la 2ème chance à Joigny pour rencontrer des jeunes et des volontaires en service civique. Créée en 2012 dans l’Yonne et rattachée depuis 2015 à la Ligue de l’enseignement, l’E2C a déjà accueilli 300 stagiaires dont 56 % ont réussi leur reconversion. La durée du cursus est de six mois et demi et la moyenne d’âge de 21 ans. C’est Edith Cresson, ancien premier ministre, qui en fut l’initiatrice sur le simple constat que de nombreux jeunes sortaient du système éducatif sans diplôme et… sans emploi. Ce dispositif offre aux demandeurs d’emploi de 18 à 30 ans (souhait du conseil général pour l’école de Joigny) peu ou pas qualifiés, une formation personnalisée sur la découverte et la confirmation des projets professionnels, la remise à niveau des savoirs fondamentaux, et la gestion des freins à l’emploi. Patrick Kanner s’est voulu rassurant avec les jeunes, les questionnant chacun sur leur parcours personnel et scolaire, et ce qu’ils appréciaient à l’E2C de Joigny. ‘Vous n’êtes pas les seuls dans cette situation, puisque 15000 jeunes par an sont accueillis dans les 107 structures E2C de France. Ici les programmes sont ‘sur mesure’ contrairement à l’éducation nationale qui propose du ‘prêt-à-porter’ lance alors le ministre ‘et vous devez assimiler votre passage à l’école de la deuxième chance à un tremplin pour votre future vie professionnelle vous permettant de rebondir’. Les stagiaires interviewés sont attachés à leur école, leurs encadrants, bienveillants, et mesurent leur chance d’avoir une équipe pédagogique disponible pour les écouter et les soutenir dans leurs projets. Une approche globale pour une insertion sociale et professionnelle durable.

12000 jeunes volontaires en service civique en 2016

Le ministre a ensuite souhaité rencontrer des jeunes en service civique à l’E2C. ‘La ligue de l’enseignement est favorable à ce dispositif, nous explique Denis Chauvel, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement Bourgogne Franche-Comté. La mission dure entre 6 et 9 mois (une moyenne de 8 mois au sein de la ligue), elle doit ouvrir des horizons professionnels civiques citoyens. Le jeune en service civique ne doit pas remplacer un salarié, il a une mission de développement qui lui permet aussi de bénéficier d’un statut et d’une indemnité de 540 €uros par mois dont 440 sont financés par l’Etat. En 2016, 12000 jeunes se sont engagés dans ce partenariat, sur la base du volontariat en milieu associatif, dans une collectivité ou encore dans les services de l’Etat en particulier dans l’éducation nationale. La ligue de l’enseignement emploie des personnes en service civique (84 pour l’année 2016) mais forme également les tuteurs qui les guideront tout au long de leur période d’immersion. 48 % sont des garçons et 52 % des filles, 54 % ont un bac ou un niveau bac et 15 % un bac +2 ou 3. La Ligue de l’enseignement accompagnent les services civiques pour re-préparer un examen. L’objectif du service civique est d’être utile à quelqu’un, de découvrir une vocation et de mettre en place des actions complémentaires à celles déjà menées. Ainsi les missions proposées portent sur des projets intéressants : souvent liés à la laïcité, le vivre ensemble, l’approche environnementale, la culture, l’éducation pour tous ou encore la solidarité…’

Paru le 6 février 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

Serge Garcia Président de Défi Son

Les bonnes ondes de la filière ‘son’ dans l’Yonne

Parce le département est l’un des rares de France à ne pas avoir son pôle de référence propre (dix entreprises et un laboratoire de recherche constituent un pôle de référence), Serge Garcia, Président de l’association Défi Son (Développement Economique par les Filières du Son) travaille depuis 5 ans sur ce projet pour développer l’Yonne et attirer des acteurs économiques. Notre territoire est classé ‘zone périphérique’ c’est-à-dire une zone qui ne porte pas de projet d’envergure et qui ne recevra donc pas de subventions européennes. ‘Début janvier, un comité de pilotage a été mis en place au niveau national basé sur l’expérience, la connaissance et la possibilité des membres de se projeter dans l’avenir’ nous explique-t-il. ‘Nous devons mettre l’Yonne dans une phase de transition économique pour attirer des fonds et implanter une filière complètement artificiellement. Les trois axes de travail de Défi Son : mettre en place un programme de développement économique dans l’Yonne, valoriser les filières du son au niveau national et créer un pôle de référence son, vibration, acoustique qui soit un carrefour national dans tout le département de l’Yonne’ poursuit ce passionné.

Une licence pro à Auxerre en septembre 2017

L’Université de Bourgogne a compris tout l’enjeu du développement économique : créer de l’activité par l’emploi. En septembre 2017, elle ouvrira une section licence professionnelle en alternance acoustique vibrations options bâtiment ou industrie pour une vingtaine d’élèves. Les candidatures pourront être nationales. Cette filière innovante n’existe pas encore en France, elle a été pensée de manière collaborative avec la fédération régionale du bâtiment, l’IUMM, le centre de recherche de Nevers, le CFA BTP… les enseignants du CFA et du lycée Fourier section BTS Maintenance se sont formés depuis deux ans pour transmettre cette nouvelle matière à leurs élèves. Des professeurs de Nancy, Grenoble et Nevers viendront renforcer les équipes de l’IUT dès la rentrée prochaine. Les élèves, qui auront des missions en entreprise, pourront ainsi conseiller et former les salariés au respect des normes acoustiques, à la prise de mesure, seront force de proposition pour adapter les anciennes et nouvelles machines, mettre en place de nouveaux processus grâce à des matériaux innovants, acoustiques et écologiques. ‘Des postes riches et pluriels ‘nous précise Serge Garcia.

‘Une première entreprise s’installera au printemps dans l’aillantais pour fabriquer des enceintes haut de gamme, elle espère créer une vingtaine d’emplois. Les salariés devront s’adapter  et se former au fur et à mesure de l’installation de nouvelles entreprises pour s’adapter au marché. Nous avons dans ce sens des partenariats avec Renouer et le Greta’.

Des ultra-sons pour soigner les tumeurs

Les méthodes évoluent et pourtant leur utilisation reste marginale. Les ultra-sons permettent d’usiner des pièces, de les percer ou encore de les coller sans poussières ni résidus. Ils sont aussi utilisés en coiffure pour rallonger les cheveux et indiqués en médecine. Serge Garcia nous confie que certains cancers comme ceux de l’utérus, de la prostate ou du sein peuvent être soignés par ce procédé. La tumeur peut être brûlée à 55° C sans chimiothérapie ni traitement médicamenteux, sans ouverture du corps en seulement 2 à 5 h. Un glaucome ou une rhinoplastie peuvent être traités de cette manière. Une petite révolution.

Article paru le 6 février 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne.