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Winnie Mandela, l’insoumise de Soweto n’est plus

Nomzamo Winifred Zanyiwe Madikizela dit Winnie Mandela, surnommée la mère de la nation, a vécu une existence bien controversée. Militante anti-apartheid et sympathisante de l’ANC, elle rencontre Nelson Mandela, l’un des premiers avocats noirs d’Afrique du Sud. Lui aussi membre actif  de ce mouvement,  il en deviendra le président.

A 81 ans, cette femme politique sud-africaine diplômée en relations internationales, ne regrettait rien de ses combats. Contrairement à son mari qui prônait la non-violence, elle a évolué vers le radicalisme. L’un souhaitait la paix et l’autre la justice. Son mari emprisonné de 1962 à 1990, c’est elle, la féministe (Winnie Mandela présidera la ligue des femmes de l’ANC) qui a repris le flambeau face aux balles et à la haine. Elle ne cachait pas la violence avec laquelle elle menait son engagement. Elle a d’ailleurs été condamnée à plusieurs reprises et assignée à résidence. Elle n’était autorisée à visiter son mari que deux fois par an à la prison de Robben Island (près de la ville du Cap) tant elle était considérée comme dangereuse.

Président de la République, Madiba la nommera vice-ministre des Arts, de la culture, de la science et des technologies. Cette collaboration se soldera par un divorce en 1996. Ces deux êtres que tout rassemblait, avaient évolué vers des idées divergentes.

Une vie de lutte contre l’apartheid

Elle reprochera plus tard à Nelson Mandela d’avoir partagé son prix Nobel de la paix avec le Président Frederick De Klerk et n’appréciera pas non plus qu’une statue de Mandela soit érigée dans le quartier blanc de Sandton plutôt qu’à Soweto où elle vécut jusqu’à sa mort le deux avril dernier.

Pourtant Nelson Mandela, pendant ses vingt-huit années d’enfermement, aurait pu tel un prisonnier ordinaire être oublié. Grâce à une épouse prête à mourir pour la liberté du peuple noir, il ne l’a pas été. Ne dit-on pas qu’il y a une femme derrière chaque grand homme ?

L’Afrique du Sud aujourd’hui

L’ANC est toujours le parti au pouvoir aujourd’hui mais sa réputation entachée d’accusations de corruption l’a rattrapé. Winnie Mandela évoquera dans une récente interview le besoin de renouveau de son parti pour conduire l’Afrique du Sud sur le chemin de la liberté. Soweto est toujours un quartier noir comme au temps de l’apartheid. 53 % des jeunes y sont au chômage et un tiers de ses résidents vit en dessous du seuil de pauvreté.

Dix jours de deuil national ont été décrétés par l’ANC à cette égérie anti-apartheid ainsi qu’un vaste programme d’hommage. Celle que tout un peuple pleure a été enterrée le 14 avril dernier à Johannesburg.

Article paru le 1er mai Les Muses de Paris – http://www.lesmusesdeparis.com/news/societe-204/1

© Slum Dwellers International, Winnie Madela, 2.01.2012. 

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Un Award américain pour l’icaunais Daniel Lesueur

Un hologramme, un biopic et maintenant un Award décerné par l’Associated for Recorded Sound Collections pour l’Argus Dalida rédigé par Daniel Lesueur, journaliste et auteur auxerrois. ‘J’ai écrit cet argus voilà quelques années et l’association américaine m’a contactée l’année dernière via mon site Infodisc pour faire partie des lauréats 2016 sélectionnés à l’international dans la catégorie ‘meilleure biographie et discographie’. Cet argus avait évidemment été validé par Orlando, le frère de Dalida, qui veille sur la carrière posthume de la star. Je suis très heureux et honoré d’avoir reçu cette récompense’ nous confie Daniel.

Journaliste rock, un rêve de môme

‘Quand j’étais môme, je voulais être animateur sur Europe 1 qui était à l’époque la radio des jeunes

avec des émissions comme ‘Salut les copains’, ‘Campus’… Il n’existait alors pas d’école pour apprendre ce métier’. Passionné de musique mais désargenté, j’ai commencé une collection en achetant des disques rares, en les revendant un bon prix pour en racheter d’autres… jusqu’à en avoir près de 20000 aujourd’hui ! De fil en aiguille, je suis entré en contact avec des journalistes de presse écrite rock et un jour l’un d’eux m’a confié la couverture d’un concert de Léonard Cohen pour le journal ‘Extra’, mon premier article pour un journal ! Puis j’ai animé des émissions musicales sur des radios pirates qui allaient être libérées en mai 1981. C’était une promesse de François Mitterrand de casser le monopole des radios et cet engagement a été tenu. J’ai donné environ mille heures de bénévolat aux radios, ce qui m’a permis d’apprendre le métier et d’être repéré par le directeur des programmes de Top Essonne puis par Laurent Cabrol lors d’un stage chez Radio France. J’avais une chronique dans son émission ‘L’air du temps’ les samedis et dimanches’ poursuit le passionné de musique.

De l’animation à l’écriture

Animateur musical sur Télé Monté Carlo puis sur France Bleu jusque très récemment, Daniel s’est mis à écrire en 1992 sur des sujets concrets : les radios,  l’histoire du disque, des stars du cinéma porno, John Wayne Gacy le plus grand serial killer de l’histoire, les Beattles, Johnny Halliday, Eddy Mitchell, Claude François, Françoise Hardy, Jacques Higelin… Son éditeur lui passe commande d’un sujet précis ou bien il est  lui-même l’initiateur d’un propos qui lui tient à cœur. L’écrivain travaille actuellement sur la traduction de la biographie de Jimmy Page (fondateur guitariste et compositeur de Led Zippelin), mais réfléchit déjà au sujet de son prochain livre : une anthologie sur les starlettes méconnues du noir et blanc. ‘L’idée m’est venue en rédigeant la bio de Gaby Morlay, une star française de la première moitié du 20ème siècle, actrice du film ‘Le Bonheur’ entre autres, ce livre m’a plongé dans la vie de la star et m’a pris beaucoup de temps en recherches d’archives, quasi inexistantes. Ce nouvel ouvrage verra le jour d’ici deux ans, le temps des recherches et de l’écriture.

Paru le 30 janvier dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

Corinne Mansanti

Des ateliers café coaching à Auxerre

‘Gérer son stress ou sa timidité, avoir confiance en soi en son image, apprivoiser ses émotions, communiquer ou être simplement soi-même, les sujets de coaching sont aussi vastes qu’inépuisables’ nous précise la bienveillante Corinne Mansanti, dirigeante du cabinet Co Mens.

Le coaching au service de l’incertitude au travail

Installée à Auxerre depuis 3 ans, elle voit chaque jour grandir le mal être au travail. Des dirigeants de TPE, seuls, démotivés, déprimés aux chefs d’entreprises ou managers qui doivent gérer des soucis organisationnels, une cohésion d’équipe ou la régulation des conflits au sein de leur structure.

La solution est en chacun de nous

Juriste de formation, la pétillante Corinne a managé des équipes pendant presque 30 ans puis s’est naturellement formée au coaching en management, son domaine de prédilection, sa passion. Sollicitée de toutes parts, elle a créé en 2015 les ateliers café coaching dans des endroits conviviaux, en toute simplicité, une fois par mois. Elle dispense aussi des formations en entreprise pour des groupes de 15 à 30 personnes ou encore anime des conférences. Professionnels en activité, en reconversion professionnelle, en accompagnement personnalisé ou étudiants la contactent pour des conseils en orientations professionnelles et pour des bilans de compétences.

‘On a tous en nous un potentiel dont on n’a pas forcément conscience et le coaching conduit à la remise en confiance de soi. Le coaching prévient des risques psycho-sociaux et doit générer la confiance, le non-jugement et l’éthique. Malheureusement, les personnes qui arrivent à mon cabinet sont déjà en grande souffrance’ nous explique Corinne.

Les ateliers café coaching prennent place chaque troisième mercredi du mois de 18 à 19h30. Ils s’adressent aux particuliers comme aux professionnels. Contact et inscription au 06 61 72 74 80 ou sur co.mens.89@gmail.com.

Thème du mercredi 16 mars : ‘Estime de soi – confiance en soi : et si on décidait de s’aimer ?’

Photo Catherine

Le Réseau Entreprendre en Bourgogne inaugure son antenne de l’Yonne le 30 octobre

Créé en 1986 à l’initiative d’André Mulliez, le Réseau Entreprendre a la vocation de faire réussir de nouveaux créateurs ou repreneurs d’entreprise à fort potentiel en leur offrant un accompagnement humain et financier, son moteur : des chefs d’entreprise engagés pour accompagner bénévolement des lauréats et contribuer ainsi au développement économique de nos territoires. En Bourgogne, le REB a accompagné 175 projets depuis sa création en 2002, créé ou maintenu plus de 2000 emplois avec un taux de pérennisation à 10 ans de 85 %. 150 Chefs d’entreprises bourguignons sont adhérents du réseau.

Catherine Guignard Millet, Responsable de l’antenne de l’Yonne

Qui mieux que Catherine connaît le tissu économique de l’Yonne ? Cette icaunaise d’adoption a été séduite par notre département voilà 20 ans lors d’un stage de fin d’études au sein du Groupe Bongrain. Maîtrise de sociologie du travail et DESS en management et gestion d’entreprise en poche, la brillante Catherine décide de se consacrer à l’emploi dans l’Yonne. Sûre de ne pas s’ennuyer. Ses différentes expériences professionnelles la conduiront à rencontrer les nombreuses entreprises de l’Yonne.

Triple casquette au service du développement humain et de la performance économique

‘Je suis aujourd’hui formatrice à l’Adapt où j’accompagne des salariés en phase de licenciement pour inaptitude vers une reconversion professionnelle, j’anime le groupe Germe de l’Yonne (perfectionnement des cadres de PME, ou dirigeants de TPE aux techniques du management), et depuis mai j’ai rejoint le Réseau Entreprendre Bourgogne’ nous explique Catherine.

‘Je partage les valeurs militantes du fondateur André Mulliez’

‘Pour créer des emplois, créons des employeurs’ disait-il. ‘Avec la Nièvre, l’Yonne fait figure de “parent pauvre” de la noble Bourgogne et je me refuse à aller sur cette pensée facile car nous avons de multiples talents ! Nous sommes aux portes de Paris, avons des personnes physiques ou morales attachées à leur terroir, leur territoire et leur savoir-faire, et nous avons des chefs d’entreprises qui ont envie de faire “bouger les lignes“ sur l’Yonne. Energie, Envie, Talent, Réseau, … cela doit fonctionner.  N’oublions pas que dans l’Yonne, une société sur 2 ferme … faute de repreneurs …. et le REB accompagne aussi pendant 2 à 3 ans des repreneurs qui vont pouvoir conserver entre 5 et 15 emplois, nous avons des choses à faire ensemble pour créer ou pérenniser des emplois dans l’Yonne !’ explique Catherine.

Plus d’infos sur Germe, voir notre article du 3 novembre 2014. Inscriptions ouvertes toute l’année.

Prochaine réunion Groupe Auxy’Germewww.germe.com – Jeudi 19 novembre 2015

Sujet : Engagement et coopération : Apprendre de la pratique des arts martiaux (Suite du parcours « MOTIVATION & COMMUNICATION INTERPERSONNELLE). Intervenant : Dominique LORIDON

 

Contacts : Catherine Guignard-Millet – 06 27 15 06 30 catherine.guignardmillet@orange.fr

André RenardDirecteur du Réseau Entreprendre Bourgogne – 06 82 84 39 72 -arenard.bourgogne@reseau-entreprendre.org

Stromae

Le phénomène Stromae

Il ne fallait pas tarder pour acheter ses billets, les 4 concerts de Stromae à Bercy ont été complets dès la mise en vente des places. A 29 ans, l’artiste est un phénomène. Deux heures quinze de show non- stop, il danse sans sourciller malgré un pied cassé, chante, fait participer son public, lui donne un cours de danse, blague sur lui-même en montrant la radiographie de sa fracture sur écran géant… Le public intergénérationnel est conquis, il reprend en cœur ses succès pendant toute la durée du spectacle : Alors on danse, Papaoutai, Rendez-vous…

Un artiste complet

La gestuelle et le phrasé de Jacques Brel. Il aborde dans son album ‘Racine carrée’, des sujets graves comme le cancer, le sida, les excès, l’économie… sur des musiques très rythmées influencées par l’électro, spécialement la new beat (née en Belgique), le hip-hop et la world music. Il est aussi très influencé par la musique congolaise qui a bercé son enfance (Stromae est né d’un père rwandais et d’une mère belge-flamande). « C’était un concert génial, nous nous sommes bien amusés et avons beaucoup chanté, ri et dansé, Stromae est vraiment sympa » nous raconte Hugo et Damien venus de province pour applaudir l’artiste.

Stromae s’exporte désormais outre atlantique et donnera des concerts prochainement aux Etats-Unis et au Canada. Une carrière très prometteuse même si l’artiste annonce vouloir se reposer quelques temps pour récupérer de ce tourbillon de célébrité pendant lequel il aura enchainé les shows pendant plusieurs mois.

Coach and Dog

Coach and Dog remporte le prix de l’entreprenariat féminin

Le 18 novembre dernier, la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne) remettait le Prix de l’Entreprenariat au féminin dans le cadre de ‘15 minutes pour convaincre’. Les porteuses de projet devaient convaincre un jury composé d’un expert-comptable, un banquier et un avocat d’affaires. C’est Katia Mestrude, dirigeante de Coach and Dog, éducatrice diplômée, qui a remporté ce prix.

En recherche d’un bien immobilier proche d’Auxerre

«Notre projet est un projet de couple qui nous permettra de mettre en commun nos compétences et nos expériences. Mon ami, ayant des difficultés à trouver un emploi stable, nous avons décidé de lui créer son propre emploi en complément du mien que je souhaite pérenniser. Je suis entrée à l’ENVOL (Coopérative d’Activités et d’Emploi basée à Dijon) en octobre 2012 après dix années de salariat en élevages et pensions pour chiens et chats. Aujourd’hui, nous souhaitons, ensemble, créer un centre doté d’une pension pour chiens et chats, proposer des formations d’éducation canine, et la vente d’accessoires et d’alimentation. Nous recherchons un bien immobilier suffisamment grand et éloigné des habitations pour accueillir dans un premier temps 15 chatteries et 30 boxes pour chiens et chats dans l’Auxerrois (à 30 minutes maximum d’Auxerre). Nous souhaitons nous installer d’ici à fin 2016. »

Katia se rend tous les jeudis après-midis à la SPA d’Auxerre pour sortir les chiens les plus difficiles, les rééduquer et leur redonner confiance en l’être humain pour ceux qui ont été maltraités. Katia donne des conseils aux autres bénévoles et aux adoptants. Les jours de portes-ouvertes, elle organise des démonstrations d’Agility et d’obéissance avec les chiens du refuge pour les mettre en valeur en vue d’une adoption.

Contact : Katia Mestrude – Coach and Dog – 06 75 79 40 29 – coachanddog@orange.fr

Jean-Pierre Soisson

Jean-Pierre Soisson, 50 ans de politique

Il raconte dans ce 11ème ouvrage son engagement « Hors des sentiers battus, Chronique d’une vie politique » présenté le 21 février dernier lors des entretiens culturels de Senan.

A 80 ans, Jean-Pierre Soisson, natif d’Auxerre, est une figure incontournable de l’histoire de l’Yonne. Forgé à Sciences Po puis à l’ENA, il a mené une brillante carrière de 1962 à 2012. Maire d’Auxerre pendant 17 ans, Député de la 1ère circonscription de l’Yonne, Président du Conseil Régional de Bourgogne, 3 postes de secrétaire d’Etat et un de Ministre de la Jeunesse et des Sports sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, 3 postes de Ministre sous François Mitterrand, il entre en politique grâce à Georges Pompidou pour représenter les Républicains Indépendants sur les terres de l’Yonne.

En campagne aux Antilles pour Giscard

Il rapporte beaucoup d’anecdotes, comme la campagne qu’il a faite aux Antilles avec Anémone Giscard d’Estaing pour l’élection de son mari (les Antilles rapporteront 70 % de leurs voix au futur Président), la mise en place de cours de sexualité à l’Université de Vincennes qui ont déplu à sa majorité politique alors qu’il était Secrétaire d’Etat aux Universités, il se retrouvera affecté à la Formation Professionnelle…

Puis son amitié pour Jacques Chirac qui lui ressemble, tous deux aiment le terroir, l’un la Corrèze, l’autre l’Yonne, ces thèmes créent entre eux une confiance. « Auxerre est une ville très ancienne et très jeune, un exemple de ville française heureuse » aime-t-il souligner.

« J’ai reçu des œufs pourris sur la tête pendant 2 ans »

Jean-Pierre Soisson, avec beaucoup d’humilité et d’analyse, cite un ‘souvenir cuisant’ : sa guerre avec les professeurs d’Education Physique qu’il souhaitait faire travailler une heure de plus par semaine. Il a été malmené, à chacun de ses déplacements dans les collèges et lycées pendant deux années.

Mitterrand lui propose un poste de Ministre lors des festivités du 100ème anniversaire de la mort de Paul Bert à Auxerre. François Mitterrand pour être réélu en 1988, souhaite mener une politique d’ouverture afin de récupérer les voix centristes.

Beaucoup de recul sur les succès et échecs des politiques qu’il a menées au sein des différents gouvernements et lors de ses autres mandats. Jean-Pierre Soisson sait expliquer ce qui a fonctionné ou non.

« Au début vous n’êtes pas bon, et après 10 ans comme Ministre, vous êtes meilleur » confie-t-il.

Dans ce livre il raconte également comment le Chablis l’a aidé à négocier toute une nuit avec les syndicats lors de réunions comme Ministre du Travail, ‘le pire des ministères’ comme il le qualifie. Mais aussi ses rencontres avec d’illustres hommes politiques français et étrangers.

« Je suis un laboureur de la politique, je ne savais pas toujours où j’allais mais j’allais quelque part ». Jean-Pierre Soisson dit avoir eu, grâce à la politique, une vie pleine et heureuse mais sa fonction la plus passionnante restera celle de Maire d’Auxerre « Vous prenez une décision et vous la voyez se réaliser ».

Beaujard

Beaujard fait son show…room!

Voilà déjà  2 ans que François-Xavier Richard est aux commandes de cette menuiserie industrielle située dans la zone industrielle de Joigny. Un chiffre d’affaires et un effectif multipliés par 2 depuis sa reprise en avril 2013. Un véritable succès entrepreneurial !

Un hall d’exposition inauguré le weekend dernier

Distributeur de la marque Teissa, Beaujard souhaite développer son activité de cuisiniste encore peu connue du grand public. Les visiteurs étaient au rendez-vous samedi et dimanche pour visiter les ateliers et le show-room où les produits finis sont exposés. Les clients potentiels invités ont découvert, surpris, que les meubles de la Fnac et des Galeries Lafayette étaient fabriqués près de chez eux à Joigny. Beaujard Agencement conseille, conçoit et fabrique aussi pour des commerçants indépendants des mobiliers sur mesure en prenant soin de les écouter et de s’adapter précisément à leurs besoins.

Nos forces : notre savoir-faire et la qualité de nos produits

« Nous gérons tout le processus de fabrication, de la réalisation des plans à la pose chez le client, c’est là notre force dans cet univers très concurrentiel de la menuiserie. J’ai réalisé par le passé des études économiques, qui démontrent certes, qu’il n’est pas forcément très compétitif de réaliser nous-même le transport et la pose des meubles que nous fabriquons, mais au final, le client est satisfait, nous livrons à la date prévue, sans casse, des produits conformes installés par des professionnels. Ces facteurs de qualité et de confiance sont très appréciés des acheteurs parfois exigeants. La maîtrise complète de la chaîne nous permet également une certaine flexibilité grâce à la polyvalence du personnel : le transporteur peut se retrouver dans l’atelier et vice versa en cas de suractivité » nous explique François-Xavier.

Un bel exemple de réussite…

BEAUJARD AGENCEMENT – 15 Rue des Entrepreneurs – 89300 Joigny – 03 86 62 29 53 – www.beaujard-agencement.comgilles-beaujard-agencement@orange.fr

O.Riant et L.Tisserant

La technologie au service de l’école

« L’expérimentation a débuté voilà un an avec la mise en place d’une classe de 6ème numérique et le test est reconduit cette année. Nous sommes très satisfaits de ce projet et en même temps très fiers puisque nous servons de modèle à d’autres collèges. Chaque classe de notre établissement travaille sur un programme particulier. Celle-ci accueille 34 élèves sans sélection particulière, juste l’ordre d’inscription. Elle est complète depuis janvier et tous les profils sont les bienvenus. Les parents choisissent cette formule pour leur enfant souvent pour pallier à des soucis de dyslexie, dyspraxie… pour contourner le problème de l’écriture même si l’informatique ne remplace pas l’écrit. Une partie des élèves a un attrait spécifique pour les nouvelles technologies » nous confie Olivier Riant, Principal Adjoint au collège Saint-Joseph à Auxerre.

Un programme commun à toutes les classes

Une heure d’informatique en plus par rapport aux autres classes, c’est la seule différence de programme. « L’outil est ludique et j’ai remarqué sur la première année une plus grande prise d’initiative et d’autonomie, les élèves me paraissent plus motivés. Ils s’entraident beaucoup. L’absentéisme est quasiment nul et le décrochage scolaire rare. Nous allons prochainement proposer  aux enfants de suivre les cours grâce à une webcam lorsqu’ils seront immobilisés à la maison » note Laura Tisserand, Professeur de français.

Les collégiens peuvent récupérer les documents à partir de l’ordinateur du professeur ce qui limite les photocopies, ils peuvent imprimer à la maison mais les cours restent en alternance sur papier et sur informatique pour les rendre plus dynamiques. Le professeur possède également un ordinateur duquel il pilote le tableau numérique pour montrer aux enfants les différentes applications. Ils apprennent à chercher des informations et aussi à classer et à organiser leur bureau virtuel. Contrairement aux idées reçues, les enfants éprouvent moins le besoin de jouer sur l’ordinateur à la maison car il est devenu un outil pédagogique.

Des enseignants investis

Sans l’implication et la motivation des professeurs qui doivent faire face à une préparation des cours plus imaginative, cette classe n’aurait pu voir le jour. Les moyens financiers pour aménager les salles de cours et acquérir du matériel performant sont à prendre en compte car non négligeables. 2 autres salles devront être prochainement aménagées puisque les élèves seront accueillis en classe numérique tout au long de leur scolarité au collège. La MDPH (Maison Départementale pour les Personnes Handicapées) préconisera ensuite un ordinateur pour les années lycées des jeunes en situation de handicap.

Un joli projet qui évitera sans nul doute à certains jeunes de rester sur le bord de la route…

Sandra Rombi

Sandra Rombi, une jeune expatriée au pays des tulipes

Diplôme en poche en 2012, Sandra avait décidé depuis longtemps de partir à l’étranger. «Amoureuse des langues étrangères, elle parle anglais, espagnol et s’est essayée au chinois lors de son cursus à l’IUT d’Evry (91), l’envie de découvrir d’autres modes de vie la pousse à postuler à l’étranger dès la fin de sa scolarité à l’Ifag Auxerre. »

« J’ai passé un pacte avec mes parents, nous explique Sandra, je continuais mes études en France en alternance afin de mettre de côté quelques économies dans l’unique but de m’installer ensuite à l’étranger. » Sandra se retrouve rapidement avec un choix devant elle : partir en Chine travailler dans le secteur du luxe, un poste de trader en pétrochimie en Angleterre ou les Pays-Bas pour développer les ventes de Vermes un fabricant d’équipements en communication pour restauration (cartes, ardoises de menus…). Finalement elle choisira cette dernière opportunité, elle ne connaît pas les Pays-Bas, le challenge d’une nouvelle langue et la rencontre avec son futur patron à Paris la séduisent. En quelques jours, elle emménage  à Amsterdam.

« Il est très facile pour les expatriés de changer de travail en Hollande (malgré les 8.5 % de chômage) et encore plus pour les français. En effet, la majorité des transactions sont celles des entreprises françaises ou anglaises implantées aux Pays-Bas. Ici les firmes ont la culture du CDD, ce qui m’a permis, après une première expérience, de postuler dans une entreprise anglaise dans laquelle je m’occupe de répondre à des appels d’offre pour recruter des profils internationaux dans le secteur du nucléaire. Le cabinet pour lequel je travaille emploie 17 personnes dont 7 français, 5 anglais, 2 lituaniens et 3 hollandais, les échanges sont très riches grâce à la diversité des cultures et le travail s’effectue essentiellement en anglais même si j’ai souvent l’occasion de pratiquer le français avec mes clients » nous raconte cette jeune expatriée. Thomas Thor compte parmi ses clients des groupes comme Areva, EDF et EPR Finlande (European Presurise Reactor)… A l’heure où le nucléaire est beaucoup discuté en Europe et dans le monde, Sandra travaille essentiellement sur le plan de carénage visant à prolonger la vie des 58 réacteurs français et à démanteler les centrales nucléaires allemandes.

« La vie reste assez onéreuse en Hollande, nous avons beaucoup de taxes écologiques sur les pneus, sur le diesel afin qu’il devienne aussi cher que l’essence, sur  les barrages pour éviter l’inondation d’Amsterdam dont l’altitude est en dessous du niveau de la mer (350 €uros par an et par appartement)… Avoir une voiture est devenu tellement cher (90 % des véhicules sont des voitures de fonction) que beaucoup renoncent… Ce qui est très agréable est de se déplacer à vélo pour aller travailler (8.5 km pour Sandra), même si un vêtement de pluie est souvent nécessaire ! Le cabinet Thomas Thor offre à tous ses salariés une carte d’accès à une salle de sport et les services bimensuels d’un coach sportif afin que tous les collaborateurs se sentent bien dans leur peau. Ce qui est très différent par rapport à la France, c’est la manière de diriger : pas de management très hiérarchisé comme chez nous mais un management dit ‘plat’ où tous les employés sont considérés au même niveau que les supérieurs.» Pourtant Sandra a le sentiment que les néerlandais ne se mêlent pas beaucoup aux expatriés qu’ils considèrent comme une menace pour leur emploi. Et lorsque l’on demande à Sandra ce qui lui manque de son pays d’origine, elle nous répond : « ma famille et la gastronomie ! ». Sandra espère faire partie de l’implantation d’une filiale de son cabinet à Lyon en 2015 pour se rapprocher des siens et du soleil.

Olivier Leclerc

Olivier Leclerc ou la passion du commerce et des fleurs

Directeur commercial dans l’agroalimentaire, Olivier Leclerc est également le gérant de N°13, l’élégante boutique de fleurs située en plein centre historique d’Auxerre. Passionné de fleurs et de décoration, il a réalisé son rêve de travailler les produits frais en ouvrant sa propre enseigne en 2008. D’abord parrainé par un réseau de franchises, il se rend rapidement compte qu’il est financièrement impossible de survivre en reversant royalties et autres pourcentages à chaque €uro encaissé. Il est, depuis décembre 2012, indépendant et emploie 3 salariées fleuristes très imaginatives. Cumulant les activités, Olivier est dans sa boutique tous les soirs et les weekends. « Je suis issu d’une famille de commerçants, la gestion des produits frais est grisante car elle est plus compliquée. Les fleurs sont périssables et le calendrier des saisons est très marqué. Ce que j’aime, c’est la théâtralisation et la créativité, le magasin revêt chaque semaine une nouvelle apparence, par la mise en scène des couleurs et des volumes. »

Pour bien vendre, il faut bien acheter

C’est la devise d’Olivier qui recherche lui-même de nouveaux fournisseurs depuis qu’il n’est plus franchisé. « Je me sers au plus près de la source pour être le plus compétitif possible. De décembre à mai, j’achète dans le sud de la France puis en Hollande chez des petits producteurs mais aussi sur des marchés tels que celui d’Aalsmeer au sud d’Amsterdam, le plus important marché aux fleurs de la  planète implanté sur 990 000 m2 (la troisième plus grande construction du monde par rapport à sa surface au sol, après le Pentagone et le Palais du Parlement à Bucarest). Je m’approvisionne en roses d’Equateur chez un producteur importateur, ainsi je limite le nombre des intermédiaires. Un gain sur les prix d’achat, j’ai un intermédiaire maximum là où les fleuristes traditionnels en ont 3 ou 4, sans compter sur la fraîcheur des fleurs qui voyagent moins longtemps dans les transports. » La décoration, quant à elle, vient essentiellement de Belgique.

Bientôt une nouvelle boutique

La boutique N°13 va d’ici la fin d’année adopter un nouveau look, Olivier Leclerc vient, en effet, de recevoir l’accord des monuments historiques pour changer les couleurs de son enseigne.

N°13 – 13 rue de l’Horloge – 89000 AUXERRE – 03 86 40 24 64 – contact@n13fleuriste.fr

Ouvert du lundi après-midi au dimanche 14 heures ainsi que les jours fériés.

Hugo Imhof

Hugo Himhof, la carrière prometeuse d’un jeune réalisateur

Jeune adulte de 27 ans, Hugo Imhof a le vent en poupe ces temps-ci. Icaunais d’adoption, il pratique la musique dès l’âge de 6 ans en intégrant une classe CHAM (classe à horaires aménagés en musique) à Créteil où il habite alors avec ses parents tous deux instituteurs, apprend ensuite la guitare et intègre un groupe de musique, pratique également beaucoup la photographie. Puis il déménage dans l’Yonne, dans la maison que ses parents ont rénovée durant 10 années aux Ormes, il est alors âgé de 14 ans. Adolescent, il découvre le Centre de loisirs Activ’ados, et passe son BAFA à 17 ans pour devenir animateur de 2 centres de loisirs du canton d’Aillant sur Tholon. C’est dans ce cadre qu’il rencontre un papa, réalisateur de spectacles vivants. Son Bac Littéraire en poche, Hugo décide de travailler à temps complet pendant une année avec le réalisateur. Il apprend à régler et à se servir de matériels professionnels, il dépense tous ses salaires en K7 vidéo et DVD, un signe dont il réalisera bien après l’importance.

Fort de cette expérience professionnelle, et alors que sa petite amie entre en licence « Philosophie et arts cinéma spectacle » à Nanterre, il décide d’intégrer cette même faculté. Titulaire d’un Master de cinéma obtenu à Lille III, il se constitue un catalogue de présentation avec des clips de groupes de musiciens parisiens, fait tourner pour leur plus grand plaisir les jeunes d’Activ’ados…

Puis le bouche à oreille, les réseaux, ces 6 derniers mois ont été très riches en évènements : un film d’entreprise pour le groupe industriel Fayat  et le groupe Carrefour, un film qualité pour les magasins Carrefour qui tourne en boucle dans les rayons et sur Internet…

Et les 6 prochains mois ne seront pas moins riches puisque le groupe Carrefour a à nouveau sollicité le jeune réalisateur pour le tournage d’une publicité sur le linge de maison bio, il travaille en parallèle sur un immense projet pour la ville de Lille.

En effet, la Cimade nationale (Association de Solidarité Active avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile) en collaboration avec la ville de Lille a lancé un projet photographique qui sera exposé à la Maison Folie Wazemmes du 15 au 30 novembre prochain. « J’ai proposé un projet qui a visiblement plu puisqu’il a été retenu. Plutôt que photographier moi-même ces publics avec un angle et une impression de déjà vu, j’ai préféré confier 27 appareils photo jetables à 27 migrants pour capturer des instants de leur vie familiale pour rendre une idée d’immortalité et d’anonymat.  Juste pour montrer que ces personnes vivent comme nous » nous confie-t-il. Cette œuvre sera rassemblée sur un panneau de 4.5 m x 2.75 m comme une grande photo et les auteurs enregistreront une description dont les spectateurs s’amuseront à rechercher à quelle photo correspond la bande son. L’affiche sera présentée lors d’une soirée au cinéma Arts & Essais de Lille, puis définitivement affichée dans un lieu qui reste encore à déterminer. Un très joli projet participatif et artistique.

Et lorsque que l’on demande à Hugo quel est son rêve subliminal, il nous répond : « Etre reconnu comme artiste-photographe et surtout être heureux ».

Philippe Clert

De la fête à la réalité

Employé chez OPI à Auxerre directement après des études de productique, Philippe Clert est rapidement parti en mission à l’étranger pour les groupes Renault et PSA. C’est lors d’une première mission à Curitiba (sud du Brésil) en 1998 qu’il découvre cet immense état, puis accepte en 2001 d’y retourner pour 3 mois, il y est définitivement resté ! Il travaille aujourd’hui pour le groupe PSA à Resende dans l’état de Rio de Janeiro.

Le Brésil est un pays en plein développement économique, beaucoup de nos usines notamment dans le secteur automobile s’y sont installées pour délocaliser leur production. Même si nous avons des images d’un peuple accueillant, de soleil, de chaleur, de fête, d’immensité et de diversité culturelle, le Brésil n’est pourtant pas si paradisiaque que nous aimerions le croire.

En Europe, nous avons pu suivre l’étendue des travaux de réalisation des infrastructures qui accueilleraient la coupe du monde de football en espérant une belle opportunité pour ce pays émergeant. Malheureusement, nous avons été très influencés par ce que nous montraient les médias. Nous avons eu connaissance de toutes les protestations des brésiliens à cause des problèmes d’infrastructures et d’argent lié à leur financement, également une forte augmentation de tous les coûts des transports publics. Pourtant, la rapidité d’exécution des travaux a engendré des accidents mortels sur les chantiers, les entreprises bâtisseuses ont été victimes de la corruption et n’ont pas encaissé le paiement des travaux…

« Cette opération a été un vaste gouffre financier, et depuis, son activité économique est en chute libre. Le peuple brésilien est traumatisé par tous les sacrifices financiers qu’il a du supporter, certaines infrastructures ne sont pas encore achevées et d’autres non commencées, les budgets alloués ont complètement explosé de plusieurs millions de dollars.  Pour prendre l’exemple des lignes de chemin de fer, les ouvrages d’art comme les ponts et les tunnels ont bien été réalisés. Malheureusement la pose des rails a pris du retard et les lignes ne peuvent pour l’instant pas fonctionner. Une partie de l’œuvre est restée au niveau du projet.» souligne Philippe. Cette anecdote, vue de France, peut faire sourire mais les brésiliens sont excédés par l’accumulation des incompétences de leur pays.

Pour ajouter à leur colère, les places de foot vendues en France à 97 €uros étaient revendues à 1000 €uros au marché noir. Une frustration de plus pour le peuple organisateur !

L’état a accordé des après-midis fériés aux entreprises pour que les brésiliens puissent suivre leur équipe et des journées entières pour les villes dans lesquelles étaient joués les matchs. Les écoles publiques ont été fermées pendant toute la durée de la coupe du monde ainsi que certaines usines.

Les retombées économiques escomptées ne sont pas au rendez-vous : pour exemples la compagnie de taxis de Curitiba annonce une baisse d’environ 40 % de son chiffre d’affaires durant la coupe du monde, les agences de tourisme dans cette même ville sont en négatif de d’environ 20 %, – 28 % pour l’industrie automobile, et des boutiques vident de clients…

L’après coupe du monde fut un retour brutal à la réalité : démission du sélectionneur de l’équipe du Brésil, un gouvernement en baisse dans les sondages… une déroute qui va être longue à absorber.

Tout comme la Pan American (JO des pays d’Amérique du Canada jusqu‘à l’Argentine) organisée en 2012, les Jeux Olympiques de 2016 ne réutiliseront malheureusement pas les infrastructures construites à l’occasion de la coupe du monde puisqu’ils se dérouleront exclusivement à Rio. « Des milliers de voitures de police, de bus pour le transport des athlètes… sont stockés depuis 2012 sur des parkings en attendant d’être détruits. Le village des athlètes est en ruines, il a été vendu à de riches propriétaires pour en faire des appartements reloués à prix fort » indique Philippe. Pour la petite histoire, certains stades ont été construits dans des villes où aucune équipe de foot n’est capable de les remplir.

Bilan : les entreprises mandatées pour effectuer les travaux colossaux des infrastructures doivent aujourd’hui terminer les travaux entamés pourtant l’état n’a plus d’argent pour financer.

Le peuple ne s’est pas révolté, aujourd’hui, il attend patiemment de connaître le dénouement de l’histoire.