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Des confins de l’Atlas à nos tables françaises

10 hectares de terre à 800 mètres d’altitude pour une production de 4 tonnes d’olives, c’est la récolte 2017 obtenue par Abdel Malik Ouachen, un jeune franco-marocain né à Auxerre et gérant de l’enseigne Indhyafood. ‘Je souhaitais créer ma propre activité, un lien économique entre le Maroc, pays de mon papa et la France, le pays de ma maman et celui où je suis né. Les terres familiales situées à Khenifra (120 km de Meknes), un village rural de 2000 habitants dans l’Atlas, sont très riches, elles n’ont jamais été exploitées. J’ai planté 4000 oliviers entre 2011 et 2012 et leur ai apporté les meilleurs soins : une taille par an et un peu de fumier, pour obtenir un produit naturel haut de gamme que je souhaite très vite transformer en appellation biologique. Sur place, mon cousin s’occupe de l’exploitation et j’embauche ponctuellement quelques salariés intérimaires pendant la récolte’ nous raconte Abdel Malik, passionné par cette nouvelle aventure.

Le Plan Maroc vert encourage le développement économique du pays

Depuis les accords de la COP 22 de Marrakech fin 2016 prônant le respect des sols et de l’environnement ainsi que la réduction des émissions de gaz carbonique, l’état marocain subventionne généreusement les entreprises qui souhaitent se développer à l’export et moderniser le secteur de l’agriculture. ‘Nous manquons d’unités de trituration pour transformer les olives en huile et je dois, aujourd’hui, transporter mes olives à 70 km afin qu’elles soient triturées selon le terme consacré’, nous indique le jeune chef d’entreprise. Ce dernier envisage la construction d’une usine proche des terres qu’il cultive, un établissement certifié ISO, bio, dans le respect des normes européennes. Ainsi, il pourra proposer à ses voisins cultivateurs d’olives de transformer leurs propres fruits, un axe de développement qui pourra rapidement se révéler payant puisqu’il évitera les transports dans des entreprises éloignées.

Les idées de développement ne manquent pas à Abdel Malik ! Il importe déjà du safran marocain bio certifié et réfléchit déjà à élargir sa gamme sur des produits d’épicerie fine comme la moutarde de Dijon au safran (toujours avec l’idée de relier le Maroc à la Bourgogne) ou encore de l’huile d’olive aromatisée à la truffe, des mariages culinaires non seulement savoureux mais aussi intéressants pour nos papilles. Tous ces condiments sont analysés par des laboratoires marocains (Agropôle) et français (Anascan) afin de rassurer les distributeurs et consommateurs. Les précieux sésames sont stockés dans les entrepôts de l’entreprise Picq et Charbonnier à Monéteau : ‘j’aime beaucoup leur état d’esprit dans lequel je me retrouve : la protection de l’environnement, le développement durable, le naturel, le bio…’

Contact : Abdel Malik Ouachen – 06.51.68.74.94 – am.oudalys@gmail.comwww.indhyafood.com - Vendue chez Comptoir de la Bio à Auxerre – Importation de safran et d’huile d’olive bio certifiés Ecocert 

 

Pascal Morizot - dirigeant de Mg Granulés à gauche, à droite Damien Aumaitre - MMA Tonnerre, sponsor du prix de la mutualisation et de l’économie circulaire

Des entreprises du Tonnerrois récompensées

Première remise des prix pour l’Association des Entrepreneurs du Tonnerrois au château de Viviers le 12 décembre dernier. Après deux ans d’existence, l’association regroupe déjà 65 adhérents. L’occasion de mettre un coup de projecteur sur la qualité et l’intelligence des projets émergeant de ce territoire icaunais.

‘Le discours sur le Tonnerrois devient plus positif. Si dans un passé récent, on parlait juste de potentiel du Tonnerrois, aujourd’hui, j’entends très souvent dire : ‘Il s’en passe des choses dans le Tonnerrois !’ ou encore ‘Quel territoire magnifique et plein de ressources !’. En effet, l’hémorragie démographique semble arrêtée. Je rencontre de plus en plus de personnes dans les 30-45 ans qui s’y installent. Et si l’emploi continue de chuter, nous pouvons compter aujourd’hui plus de créations et reprises d’entreprises que de fermetures, beaucoup de bonnes choses se tissent’ nous explique Eric Monnoyer, Président de l’association et dirigeant de la société MG Concepts.

Neuf candidats avaient souhaité participer à cette première édition. Trois prix ont été remis lors de la soirée du 12 décembre : le prix de la création et reprise d’entreprise a été remis à Yvon Usinage (usinage, découpe, presse de métal sur mesure), le prix de la mutualisation / économie circulaire à MG Granulés (usine de fabrication de granulés bois qui récupère l’huile de colza pour graisser ses machines, récupère des palettes et les déchets du Groupe TREE, utilise des sacs recyclables…) et le prix du développement économique du tonnerrois à L’escargot roulant (production et vente d’escargots à bord d’un food truck sur les foires et dans les entreprises, le véhicule a été acheté grâce au financement participatif). Beaucoup d’entreprises créatives et innovantes sont installées sur le territoire. L’AET a pour but de leur permettre de rayonner au-delà du département et espère une vingtaine de lauréats pour sa deuxième édition l’année prochaine.

Article paru le 15 janvier 2018 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

Marie Billard, gérante de Cheval Pro à Auxerre.

Cheval Pro, enfin une boutique dédiée à l’équitation !

Cavalière depuis l’âge de 6 ans, Marie Billard dirige la boutique Cheval Pro depuis le 1er septembre 2017 sur les hauts de Perrigny-près-Auxerre (entre les magasins But et Grand Frais).

Six mois ont été nécessaires à cette férue d’équitation pour étudier le marché et construire sa propre gamme de produits. ’J’ai toujours eu envie d’entreprendre, et dans cette aventure, je peux allier la passion du commerce et celle de l’équitation.  J’ai choisi de m’installer sur Auxerre parce qu’il n’y avait pas d’indépendant dans ce type d’activité et qu’il manquait un professionnel du cheval pour fournir les clients en équipements. La grande distribution propose une gamme premier prix limitée et les cavaliers devaient jusqu’alors s’approvisionner sur internet ou sur les salons annuels du cheval. Pour ne pas que la marche soit trop haute en terme de prix, j’ai préféré me positionner sur le milieu de gamme’ nous explique Marie Billard.

Autour d’Auxerre, et si l’on consulte la carte de la fédération française d’équitation, les centres équestres représentent un très grand potentiel. Il manquait juste un commerce de proximité avec des conseils personnalisés. ‘J’ai travaillé pendant dix ans au rayon équitation d’une enseigne de la grande distribution et j’avais bien remarqué que les clients ne trouvaient pas leur bonheur. J’ai conclu un partenariat avec la marque Harcourt, fournisseur officiel de l’équipe de France d’équitation, leurs produits sont tout à fait abordables et peuvent convenir à tous les budgets. Ce qui me plaît, c’est la relation avec les habitués, je suis capable de donner le nom de chaque personne qui entre dans mon magasin. C’est un lieu d’échange, on parle évidemment cheval mais aussi de ses performances lors des concours… C’est une vraie richesse, un vrai plus pour les clients et pour moi’ raconte enjouée la jeune chef d’entreprise.

Déjà 800 followers sur Facebook et la moitié de son chiffre d’affaires réalisé en seulement trois mois d’existence. Pour attirer la clientèle et étoffer son réseau professionnel, la jeune entrepreneuse a sillonné les clubs équestres pendant tout l’été avec son stand de friandises naturelles sans sucre. En février prochain, elle proposera ses produits à la vente sur le net. Elle vient tout juste d’acquérir une machine à broder pour personnaliser les vêtements ou tapis d’équitation.

Cheval Pro – 09 53 60 46 02 – https://www.facebook.com/Chevalprosellerie/

Article paru le 26 décembre 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

Jeanne Roy, coodinatrice culturelle de centre de détention de Joux-la-VIlle

Des détenues pour actrices à Joux-la-Ville

Arnaud Sélignac a déjà tourné une quarantaine de films essentiellement pour la télévision dont le célèbre ‘Arletty, une passion coupable’ joué par Laëtitia Casta et plus récemment ‘L’épreuve d’amour’ avec Fred Testot.

Le lieu est aussi improbable qu’inattendu et pourtant c’est le cadre qu’a choisi le réalisateur Arnaud Sélignac pour tourner son prochain long métrage, le centre pénitentiaire de Joux-la-Ville au sud de l’Yonne. ‘Le projet a été présenté à l’administration pénitentiaire centrale qui après validation a recherché un centre carcéral de femmes. Nous nous sommes positionnés de suite car le projet était très intéressant. Ensuite, nous avons émis un appel à candidature et une vingtaine de femmes se sont manifestées pour participer au tournage. Le sujet est inspiré de la célèbre pièce de théâtre d’Eve Ensler jouée d’abord à Broadway puis en France, ‘Les Monologues du Vagin’. Une pièce drôle abordant sans tabous des histoires de femmes, leurs expériences, leurs souffrances, leurs rêves, leurs sensations, leurs angoisses et leurs joies. Un sujet d’autant plus exacerbé lorsqu’il est abordé en prison’ nous confie Jeanne Roy, coordinatrice culturelle du centre de détention de Joux.

L’établissement de Joux-la-Ville, le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP), la Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires de Dijon et la Direction de l’Administration Pénitentiaire ont ensuite examiné les candidatures et sélectionné les potentielles actrices selon plusieurs critères : leur comportement en détention, les raisons de leur incarcération, leur date de sorties… Une nomination importante puisque le film sera proposé en diffusion nationale courant 2018.

Dans le cadre du respect au droit à la culture et dans la perspective de réinsérer les détenues, de nombreuses activités sont proposées comme le théâtre, l’écriture, le cirque, la danse, le chant, des formations… Ces ateliers doivent permettre aux femmes de reprendre confiance en elles, de valoriser leur image et d’apprendre. Des pièces de théâtre et des concerts se produisent également au sein de l’établissement carcéral. La coordinatrice culturelle soumet régulièrement des projets à l’administration pénitentiaire qui les accepte ou les refuse.

Article paru le 18 décembre dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

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Layer adapte l’innovation aux besoins de ses clients

Layer Bureautique à Auxerre, c’est 24 salariés, 3.6 millions d’€uros de chiffre d’affaires et 30 % de croissance en 2016, une belle réussite icaunaise !

‘Les gros chantiers de l’année dernière nous ont obligés à renforcer nos équipes, nous avons conseillé nos clients sur des points que l’on oublie souvent comme le chiffrage des données en cas de vol ou de cyber attaque. Certains d’entre eux se sont déployer en Hongrie, en Afrique ou encore en Inde, nous avons du ajuster notre structure pour répondre à leurs besoins et les accompagner pour surveiller leurs systèmes d’information puis anticiper leurs soucis en matière de protection des données informatiques’ nous explique Hervé Layer, le dirigeant de cette entreprise familiale basée sur les quais de l’Yonne en lieu et place de l’ancienne clinique de la Tournelle.

Depuis 1985, le chef d’entreprise qui proposait initialement d’équiper les professionnels en systèmes et solutions d’impression, comme les photocopieurs et machines à écrire, s’est très vite intéressé aux technologies tout juste naissantes. ‘Dès 1987, je suis parti aux USA chercher de la nouveauté pour informatiser des entreprises de toutes les tailles, un second axe de développent pour notre entité. A partir des années 2000, nous avons créé une troisième activité visant à centraliser l’information, les sociétés ne sauvegardaient pas et n’avaient pas pensé à sécuriser toutes les données stockées sur leurs serveurs. Enfin, la technologie a beaucoup progressé et aujourd’hui, avec le télétravail, très développé dans l’Yonne, les salariés doivent pouvoir travailler et avoir des accès comme si elles étaient physiquement installées dans un siège social, alors nous intervenons pour les assister’ précise ce passionné d’informatique.

Un pôle de déploiement récemment acquis pour tester les matériels

C’est à quelques mètres du siège social que la société Layer a acquis récemment un nouveau local de 200 m2 (anciennement les établissements Dalbé), un endroit rénové de manière écologique et le moins énergivore possible. ‘Lorsque nous recevons des livraisons pour nos clients, nous testons et vérifions les matériels pendant une durée de 96 heures avant de les livrer. Ces tests sont réalisés dans cette nouvelle extension que nous avons aménagée spécialement dans cette optique.

Les projets 2018

Ce sera l’année du RGPD (entendez Règlement Européen sur la Protection des Données) qui entrera en vigueur le 25 mai prochain. Décidé par l’Union Européenne, celui-ci obligera les entreprises à identifier les données personnelles en leur possession ainsi que leurs modalités de traitement et de protection. Dans ce cadre, la société Layer devra sensibiliser ses clients et leur apporter les outils adéquats. Ce sujet fera d’ailleurs l’objet d’une conférence organisée par Yonne Numérique le vendredi 15 décembre à 8 heures au siège de l’association 24 rue des Champoulains à Auxerre, conférence animée par Hervé Layer lui-même.

www.layer.fr03 86 94 80 80

Article paru le 18 décembre dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

Keigo Kimura, chef étoilé et propriétaire de l'Aspérule à Auxerre

Une étoile file vers Dijon

Faute de local suffisamment grand à Auxerre, le chef envisage d’ouvrir près de la place de la République et plus précisément rue Jean-Jacques Rousseau, son deuxième restaurant bourguignon.

On ne le présente plus ! Le chef étoilé d’Auxerre, Keigo Kimura, une étoile au guide Michelin depuis février 2015 va rejoindre la capitale bourguignonne au printemps 2018. Il nous avait confié en début d’année (voir notre numéro du 16 janvier) chercher un lieu plus vaste pour exercer son art. ‘J’avais trouvé une maison d’habitation près du centre-ville d’Auxerre, mon souhait était de rester dans cette ville. J’avais prévu de gros travaux d’aménagement mais quelques marches m’ont conduit à abandonner le projet : la demande de dérogation a été refusée et la mise aux normes était trop onéreuse. J’envisageais un espace plus vaste en salle pour le confort de mes clients et une cuisine plus grande. Je rêvais aussi d’une terrasse ou d’un jardin pour y installer mes convives aux beaux jours’ nous confie le jeune chef.

L’enseigne de la rue du Pont, ouverte depuis avril 2014, à Auxerre continuera d’exister. ‘Mon second de cuisine sera promu Chef et mon Maître d’Hôtel deviendra Responsable de l’établissement. Un menu classique sera proposé midi et soir. Je naviguerai régulièrement entre Auxerre et Dijon pour construire les menus avec le nouveau Chef de cuisine. Le restaurant de Dijon sera à peine plus grand que celui d’Auxerre, 25 couverts contre 20 dans l’Yonne. Je ne vise pas à augmenter le nombre de couverts, j’ai juste envie d’une surface plus spacieuse’ poursuit Keigo.

Déménager son restaurant lui fera perdre son étoile. Il devra tout reprendre de zéro, mais c’est sûr, il la récupérera dès février 2019 pour le nouveau guide.

Article paru le 27 novembre dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

Le travail du sucre par les mentions complémentaires en pâtisserie

On n’en finit pas d’innover au CIFA d’Auxerre !

1000 jeunes sont formés chaque année au CIFA (Centre Interprofessionnel de Formation des Apprentis) à Auxerre du CAP au BTS, soit plus de 20 000 depuis sa création en 1975.

Parce qu’il est nécessaire d’évoluer dans un environnement attrayant pour susciter l’envie d’apprendre, le CIFA d’Auxerre ne cesse d’innover. En mars dernier, le Clic’Store, un projet pilote, était inauguré (voir notre article du 27 mars dernier), une boutique pédagogique et virtuelle pour permettre aux apprentis de se retrouver en situation réelle de vente. En six mois, les extérieurs ont été relookés grâce à  l’apparition d’espaces verts et d’un city stade. Chacune des zones d’apprentissage ressemble à une vraie boutique, un vrai laboratoire, un vrai restaurant, un vrai institut ou encore un vrai atelier avec en plus des supports visuels expliquant aux élèves les techniques qu’ils doivent employer pour réaliser un acte de coiffure, d’esthétique, de boulangerie ou pâtisserie, de cuisine, de découpe de viande, de mécanique ou carrosserie… Un avantage non négligeable. Ainsi ils voient concrètement comment procéder. A leur tour, les élèves sont filmés et leur professeur débriefe avec eux sur ce qu’ils ont réussi ou doivent améliorer dans leurs gestes. Un véritable succès puisque les jeunes apprentis sont abonnés aux concours et aux remises de prix.

Le centre d’apprentissage icaunais est l’un des plus modernes de la région. En 2019, devrait être étrenné un atelier mécanique et carrosserie futuriste, ergonomique, autonome en énergie, avec recyclage des eaux, salle blanche, toit végétal…

Article paru le 13 novembre 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

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Alternance = silence, on tourne !

25 apprentis face aux caméras et 9 films de 30 secondes, réalisés dans les locaux du Pole Formation d’Auxerre, pour attirer quelques 259 élèves en alternance sur des postes vacants dans les industries de l’Yonne et de la Nièvre.

Chaudronnerie-soudure, maintenance industrielle, conception industrielle, électrotechnique, génie industriel et mécanique, informatique, prévention-qualité-sécurité-environnement, production industrielle ou encore usinage industriel, le Pôle formation 58-89 forme des jeunes dans l’Yonne et la Nièvre à ces métiers en alternance, du CAP (Certificat d’Aptitudes Professionnelles) au diplôme d’ingénieur.

‘Promouvoir l’industrie de façon ludique et donner envie aux jeunes d’intégrer des postes dans l’industrie est l’ambition de ces vidéos’ nous explique Véronique Riguet, directrice déléguée du Pôle formation 58-89. ‘Aujourd’hui, un mois après la rentrée scolaire, ce sont encore 259 postes qui cherchent preneurs. L’industrie souffre d’une image ancienne que nous nous efforçons de moderniser. Ces métiers ont considérablement changé, on utilise aujourd’hui beaucoup le numérique. Les méthodes pédagogiques employées sont innovantes et dynamiques. Pourtant ce secteur d’activité comme les territoires de l’Yonne et de la Nièvre manquent cruellement d’attractivité’ poursuit Véronique.

L’alternance, un vrai challenge scolaire et professionnel

Pour rappel, le taux d’insertion professionnelle est de 90 % et le taux de réussite aux examens est excellent. ‘L’alternance est aujourd’hui une voie d’excellence qui demande beaucoup d’efforts de la part des élèves devant mener de front vie scolaire et vie professionnelle, un vrai challenge qui n’est plus celui d’autrefois où l’on envoyait en apprentissage celui qui ne pouvait suivre une scolarité traditionnelle’ insiste la directrice du Pôle formation.

Ces mini-films seront utilisés comme outil de promotion sur les salons et dans les établissements scolaires, ils seront bientôt visibles sur le site internet du Pôle formation 58-89, la chaîne Youtube du Pôle, les réseaux sociaux et également dans les cinémas des deux départements.

Sur les photos : des élèves de L’ITII Bourgogne (formation d’Ingénieur), de CAP chaudronnerie, de L’IFAG Auxerre-Bourgogne ou encore issus de Licence Informatique.

Article paru le 6 novembre 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

Alain Carey, fondateur de l'entreprise Global Business Incorporated à Phoenix en Arizona

S’installer et travailler aux Etats-Unis, pourquoi pas ?

Le rêve américain inspire encore beaucoup les français, plusieurs entreprises icaunaises étudient actuellement des projets d’implantation outre atlantique.

Voilà 44 ans qu’Alain Carey vit aux Etats-Unis. Ce français d’origine est d’abord parti y suivre ses études puis a décidé de s’y installer définitivement. Il connaît parfaitement le tissu économique, les grandes disparités entre tous les états pour les avoir parcourus à de nombreuses reprises. Il comprend les subtilités de la société américaine. ‘Il faut comparer les Etats-Unis à l’Europe et non à un seul pays. Les USA sont immenses, on peut les comparer à un iceberg dont on ne voit que le dessus’ analyse cet américain d’adoption. ‘L’Yonne ressemble un peu à l’Arizona en matière économique : les entreprises et les emplois ne sont pas concentrés dans ce département mais plutôt sur Paris, un point commun avec l’Arizona puisque la Californie, sa voisine, attire beaucoup plus les créateurs. Pourtant la fiscalité y est 30 % plus élevée et le salaire moyen de la Silicon Valley est de 38.68 USD contre 26.75 USD en Arizona (et 31.43 USD à New York). Ce qui veut dire qu’une société qui s’installe en Arizona peut générer entre 30 et 50 % de bénéfices supplémentaires’ précise Alain. ‘D’après les experts, l’Arizona sera d’ici 5 à 10 ans, l’un des premiers états américains, il est important de sauter dans le train maintenant pendant la croissance. Plus de cent entreprises californiennes ont en cours un dossier de délocalisation’ insiste le chef d’entreprise.

L’Yonne regorge de pépites

Beaucoup de compétences innovantes sont installées dans l’Yonne et Alain Carey est venu spécialement rencontrer quelques TPE et PME afin de les conseiller dans leur développement aux USA. (certaines partiront prochainement en voyage d’étude afin de comprendre le marché et adapter leur offre). Il dirige à Phoenix une agence d’accompagnement à l’installation : ‘les grandes entreprises ont déjà leurs propres services de développement alors que les autres compagnies, petites ou moyennes, ont peu de moyens pour s’installer à l’étranger. Nous évaluons dans un premier temps, le marché potentiel et dans un deuxième temps, nous proposons une stratégie d’implantation en fonction du marché potentiel. Notre point fort est notre immersion dans la culture et dans la vie économique américaine que nous connaissons parfaitement grâce à notre longue expérience, il est, par exemple, difficile pour les institutionnels de couvrir un pays aussi vaste en tous sens. Les américains privilégient le service à la qualité : la réactivité et les délais de livraison courts quitte à payer plus cher. La France représente pour eux la créativité, les solutions innovantes et la technologie de pointe. Mais tous les types d’activités y compris l’artisanat sont les bienvenus à condition de s’implanter sur le territoire américain au plus près de son marché pour être plus compétitif. Le français qui choisit l’aventure de l’expatriation doit être très motivé’ souligne le chef d’entreprise.

En quelques chiffres

88 % des startups françaises présentes au CES (entendez Consumer Electronics Show) de Las Vegas en 2016 avaient le projet d’installer leur société aux Etats-Unis et seulement 11 % ont réussi leur pari. Les raisons principales de leur échec sont souvent liées à un manque de préparation, de fonds et à l’inadaptation de leurs produits ou services. Enfin, les Etats-Unis sont dix-sept fois plus grands que la France, ce qui implique des coûts très élevés en matière de démarchage commercial et de transport.

L’état d’Arizona a mis en place un vrai programme de développement notamment financier, de mise à disposition de bureaux et d’entrepôts, et construit des villes entières pour les nouveaux arrivants.

 Paru le 30 octobre 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne France-Comté.

Florent Jeannequin, producteur de cornichons à Chemilly-sur-Yonne (89)

Maison Marc : les derniers gardiens du cornichon

La Maison Marc cultive 15 hectares de cornichons et récolte 50 tonnes de ce condiment chaque année.

Fins, extra-fins, aigre-doux ou Malossol, les cornichons de la Maison Marc (clin d’œil au prénom du grand-père), sont les seuls cucurbitales français à être produits, mis en bocaux et commercialisés en France. ‘Nous sommes agriculteurs de père en fils, avant moi, c’était mon père qui s’était lancé dans ce type de culture. Nous avons fourni pendant longtemps la conserverie Amora-Maille à Appoigny (89). Puis l’entreprise a fermé, concurrencée par des productions asiatiques, ainsi nous avons décidé voilà 5 ans de mettre en bocaux sur le site de notre ferme à Chemilly-sur-Yonne’ nous explique Florent Jeannequin, le père.

Les cornichons sont semés entre le 15 et le 20 mai, et sont ramassés 60 jours plus tard. Une culture raisonnée sans aucun pesticide ni herbicide. La cueillette dure elle aussi 60 jours pour se terminer vers le 10 septembre. ‘Nous avons récolté avec trois semaines d’avance cette année grâce à une météo des plus favorables’ précise Florent. 50 tonnes de cornichons glanés sur 15 hectares de champs par une quarantaine de saisonniers soit 200 000 bocaux de 250 grammes et 1 000 seaux de 3 kilogrammes pour les restaurateurs.

Une distribution sur tout le territoire national

Déclinés en plusieurs calibres et parfums, recette classique à l’estragon et à la moutarde, aigre-doux épicés grâce à du piment d’oiseau ou Malossol légèrement vinaigré et sucré, les cornichons se retrouvent sur les tables des restaurateurs, en épiceries fines, chez les fromagers et même à l’Elysée, soit plus de 400 points de vente. La Maison Marc a fait le choix d’un mets d’exception qu’elle ne souhaite pas retrouver en grande distribution. Pas de boutique sur l’exploitation mais les produits sont en vente chez leurs voisins les Festins de Bourgogne et le Borvo à Chemilly-sur-Yonne.

Maison Marc : www.maisonmarc.fr – téléphone : 03 86 47 36 10

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Reha, musicien cubain, tourne un clip dans l’Yonne

Rythme afro-américain, jazz, variété ou encore musique classique, Reha de son vrai nom Raùl Enrique Hernandez Alvarez batteur et percussionniste, est aussi auteur compositeur et interprète. Amoureux de  la France où il vit depuis de quelques années, il a choisi récemment de s’installer à Auxerre. Né à la Havane, il est entré à douze ans dans le groupe musical ‘Menique’. Il a d’abord joué dans les théâtres nationaux avant de participer à des festivals en Amérique centrale (Jamaïque, Barbados, Panama, Curaçoa, Mexique) puis en Europe (France, Espagne, Royaume Uni) avec les plus grands : Philippe Lavil, Bernard Lavilliers, Victor Lazlo, Lou Bega, Dany Brillant et bien d’autres.

Ses influences : un mélange de rythmes afro-cubains affiné au fil de ses voyages et rencontres pour donner naissance au groove alternatif cubain dont il a enregistré quelques titres sur son album ‘Sentimientos y Grietas’. Cet album est disponible en ligne sur les principales plateformes du monde.

Une grande expérience de la scène permet au Reha live Band de proposer un spectacle aux accents cubains qu’il adapte selon le type d’événement. A l’honneur durant ses représentations le Cha-cha-cha, le Son Montuna, la Guajira, l’Afro, La Comparza, la Rumba cubana… associés aux styles rock, hip-hop et électro.

Silence, on tourne !

C’est porté par l’agence Odace que préside Cloélia Beltramelli que le tournage du clip ‘Tres al amancer’ a pu avoir lieu fin septembre en local. ‘L’objectif de l’association est de développer les échanges internationaux à travers l’art et la culture. Ces histoires de croisées des chemins sont à chaque fois une découverte, une ouverture d’esprit à l’international, une richesse dans la mixité’ nous explique Cloélia.

‘Tourner un clip dans l’Yonne avec un artiste cubain, est une chance de mettre en valeur notre patrimoine. La France et Cuba ont deux cultures différentes mais se rapprochent par l’amour des belles bâtisses en pierre, les constructions en matériaux nobles. Une partie du clip a donc pour fond le village de Noyers-sur-Serein. Nous avons souhaité faire appel à des entreprises locales comme Film Studio Morgan basé à Sens pour tourner le clip de Reha, une manière de montrer notre savoir-faire icaunais’ poursuit Cloélia. Des artistes internationaux se sont joints à Reha pour participer à ce projet.

Le clip devrait sortir courant novembre en France.

Découvrir l’album en ligne

http://reha.believeband.com/

https://itunes.apple.com/fr/album/sentimientos-y-grietas/id263613071

https://play.google.com/store/music/artist/Reha?id=A3e7eaarda7ticvrbqbsnxj6cem

Liens Facebook

https://www.facebook.com/rehamusicien

https://www.facebook.com/rehamusica

Pascal et Christel Leroux, fromagers affineurs à Brion dans l'Yonne.

Soumaintrain : la passion de la famille Leroux

25 ans que les producteurs de ce fromage de caractère aux arômes délicats réclamaient une appellation pour protéger cette fabrication régionale.

Un produit oublié puis retravaillé dans les années 1970 par deux fromageries fermières puis 4. C’est Monsieur Leroux père qui a d’abord décidé de le faire connaître nationalement en le commercialisant les jeudis sur le marché de Rungis et qui a convaincu le groupement de déposer un dossier d’appellation. Deux fromageries laitières ont ensuite tenté la même opération, et voilà comment les deux dossiers sont restés bloqués des années par l’administration. Cinq années plus tard, en 2016, et après le rapprochement du groupement fermier et des deux fromageries, le Soumaintrain obtient enfin l’Indication Géographique Protégée. ‘C’est une belle reconnaissance pour la profession, ce label nous protège et empêche certains pays de copier notre savoir-faire’ indique Pascal Leroux, propriétaire et gérant de la fromagerie Leroux à l’origine du projet.

Un cahier des charges très précis

Les vaches laitières doivent être élevées sur un territoire délimité aux confins des départements de l’Aube, la Côte d’Or et l’Yonne, et séjourner au moins cinq mois par an dans les pâturages. Leur nombre à l’hectare est limité. Le lait est ensuite emprésuré puis le caillé moulé dans des formes cylindriques. L’affineur intervient à partir du huitième jour, il ramasse les fromages frais chez les fermiers puis les transfère en chambres d’affinage à une température bien précise et à un taux d’humidité important. Les Soumaintrain sont lavés et retournés une fois par semaine pendant quatre semaines. ‘Chaque affineur produit un fromage avec un goût différent, le résultat est très étonnant. Nous affinons environ mille Soumaintrain par semaine et allons devoir augmenter les quantités tant la demande est croissante depuis l’agrément ’IGP’ nous confie Pascal. Trois litres de lait entier sont nécessaires à la fabrication d’un seul de ces fromages dorés à pâte molle et à croûte lavée. Le Soumaintrain de la maison Leroux a remporté la Médaille d’Argent au 20ème concours régional des Produits Laitiers Fermiers de l’Yonne à Nuits-Saint-Georges en mai dernier. Il est présenté sur les étals des marchés d’Auxerre, de Sens, de Migennes, de Joigny et de Villeneuve-sur-Yonne, sur les bonnes tables du locales, dans certains supermarchés et s’envole au-delà de nos frontières via le marché de Rungis.

Article paru le 2 octobre 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

Vianney et Alexis Madelin

Brasserie Maddam : de la bière au pays du Chablis

La bière est la boisson alcoolisée la plus ancienne au monde, Brasserie Maddam est la quatrième fabrique à s’installer dans l’Yonne.

Elles s’appellent ‘Porte romane’, ‘Moulin des fées’ ou ‘Jardin du Prieuré’, blonde, blanche ou ambrée, ce sont les trois bières artisanales biologiques créées cette année par Alexis et Vianney Madelin, brasseurs à Chablis.

‘L’idée a germé à l’été 2015, pendant des vacances en famille. Nous sommes, avant tout, des passionnés de bières artisanales, nous aimons découvrir, rencontrer des brasseurs, connaître leur histoire et visiter leurs brasseries. C’est ainsi qu’est née l’idée d’entreprendre ensemble. Vianney s’occupe de la production et moi de la commercialisation, mais les grandes décisions sont prises collégialement’, nous raconte Alexis. Les deux cousins et associés avaient envie d’offrir un produit local de qualité et sur Chablis, pas de concurrence majeure.

Déjà 50000 bouteilles de 50 cl ont été produites depuis le début 2017 et le nombre des ventes devrait atteindre les 100000 bouteilles d’ici la fin de l’année. Leurs investissements sont prévus pour doubler ce chiffre en 2018. Puis viendra une période de stabilisation ou de réinvestissement selon l’engouement des consommateurs.

Une bière biologique primée deux fois à Londres

‘Mes parents ont toujours produit des vins biologiques et pour nous, cela était une évidence, une continuité. Nous intégrons des céréales entières (variétés d’orge sélectionnées en Bourgogne) dans notre process de fabrication et utilisons des produits biologiques qui permettent d’avoir une base de macération saine. Ce n’est pas plus compliqué !’ nous explique le jeune chef d’entreprise. Les bières de Chablis se veulent aromatiques et fines. Blanche, blonde ou ambrée, aromatisée au froment en janvier ou à la cerise de l’Yonne en été. Elles sont vendues directement à la boutique de la brasserie Maddam ou dans les bars, les bars à vins, les restaurants, les magasins bio, chez les cavistes, ou encore chez Monoprix à Auxerre. Au total, 120 points de vente en France et quelques-uns à l’étranger notamment au Japon et en Italie. Le format en 50 cl a été scrupuleusement réfléchi et choisi pour que le produit soit une boisson conviviale, à partager.

En novembre la Brasserie Maddam recevra à Londres le’ France Best Pale Ale’ lors du ‘World Beer Awards 2017’ pour sa bière blonde ‘Porte Romane’. Les nectars ‘Porte Romane’ et ‘Moulin des fées’ ont déjà reçu cette année l’International Beer Challange 2017, décerné également à Londres.

Article paru le 25 septembre dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

Frédéric Gueguen

Une cité des vins de Bourgogne à Chablis

‘Après le classement mondial au patrimoine de l’UNESCO des grands crus de la Côte d’Or, nous devions profiter de ce rayonnement sur l’ensemble de la Bourgogne pour mettre en avant la diversité de notre territoire’ nous explique Frédéric Gueguen, Président de la FDAC (Fédération de la Défense de l’Appellation Chablis) et propriétaire viticole à Chablis depuis 5 ans. ‘Si les appellations Hautes Côtes de Beaune, Hautes Côtes de Nuits, Clos Vougeot… font rêver les amateurs de bons vins, les labels village ou régionaux en blanc ou en rouge sont aussi des breuvages accessibles qui représentent 50 % du volume des ventes. Les cépages issus du territoire bourguignon sont majoritairement les Chardonnais et Pinot noir mais beaucoup d’autres existent comme le Sauvignon à Saint-Bris-le-Vineux et le Chasselas à Mâcon’ poursuit ce passionné de viticulture. Le vignoble bourguignon s’étend sur 200 km, c’est pourquoi ce sont trois cités des vins qui pourront dès la fin 2019 ou début 2020 accueillir tous les épicuriens, non seulement à Chablis mais aussi à Beaune et à Mâcon. Les trois cités travailleront en synergie pour conseiller les touristes et les aider à voyager à travers les vignes et des cépages.

Ouverture prévue pour la fin 2019

‘Chablis, pour sa renommée internationale (70 % des vins de Chablis sont vendus à l’export) et parce que la ville bénéficie d’une position centrale pour le département de l’Yonne, située entre les vignobles du jovinien et ceux de du vézelien. L’idée de la création d’un tel projet est d’être disponible pour les néo-consommateurs qui veulent comprendre et découvrir notre métier et notre région’ rappelle Frédéric. Une dizaine d’emplois seront créés pour répondre aux demandes des 50 000 visiteurs attendus chaque année (deux agences ont réalisé des business plans pour arriver à cette conclusion d’après les chiffres touristiques des monuments visités dans l’Yonne).

C’est en lieu et place du Cellier du Petit Pontigny situé en centre-ville de Chablis que les travaux sont prévus, avec une petite extension de l’immeuble. Le site, qui regroupe deux bâtiments dont l’un abrite  déjà le BIVB (entendez Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne) et le syndicat de la profession viticole de Chablis, est chargé d’histoire, de vieilles pierres qui furent d’antan la propriété des moines cisterciens de l’abbaye de Pontigny et qui servait jusqu’alors de salle de banquets. Une autre salle dédiée à cet usage sera construite prochainement à Chablis.

Pour l’heure, les travaux n’ont pas encore démarré mais une convention entre le BIVB, les mécènes et les institutions devraient être signée en octobre prochain. Ensuite et d’ici la fin 2017, sera lancé  un concours d’architectes.

Article paru le 4 septembre 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

Valérie Roy-Gallet, Edouard Sestre et Camille Picon

Edouard Sestre, meilleur apprenti cuisinier icaunais

Un menu imposé à réaliser en quatre heures et six prétendants au titre très convoité de meilleur apprenti cuisinier de l’Yonne au cru 2017 de la discipline, voici les ingrédients réunis le 29 août dernier au CIFA (Centre Interprofessionnel de Formation des Apprentis) d’Auxerre.

Plus qu’un métier, une vocation

Tombé dans la marmite tout petit, Edouard a toujours aimé cuisiner. Son leitmotiv : donner du plaisir aux clients. ‘J’adore l’adrénaline, le speed que procure le service, mais aussi l’élaboration des plats. Il m’arrive de soumettre des idées au chef, Camille Picon, et nous adaptons ensuite les mets’ nous confie Edouard. Pour obtenir la précieuse reconnaissance, il a du réaliser un vol-au-vent aux fruits de mer à la dieppoise, un magret de canard rôti au miel avec pommes confites, coffre de navets et bille de potimarron et pour conclure un pot de crème à la pistache et des petits fours sucrés de son inspiration. De quoi mettre l’eau à la bouche !

‘Ils ont beaucoup travaillé pendant et en dehors des heures d’ouverture’

‘J’aime ces jeunes qui ont de l’ambition, qui sont passionnés. Edouard s’est beaucoup entrainé avec l’aide précieuse de Camille pour acquérir ce prix. Il a énormément pris d’assurance en deux ans, on voit que la cuisine lui plaît, qu’il est volontaire, appliqué même si la fatigue est souvent présente dans les métiers de la restauration. Recevoir ce sésame n’est pas un hasard’ précise Valérie Gallet-Roy, la gérante du Délice des Galets à Toucy et maître d’apprentissage du jeune.

Une mention complémentaire dès septembre

Pour continuer sa formation en cuisine, Edouard Sestre a rejoint en septembre le restaurant le Bourgogne à Auxerre où il effectuera une formation en alternance d’un an dans le but d’approfondir ses connaissances en pâtisserie : décoration d’assiettes et préparation de desserts plus élaborés. Une mention complémentaire de ‘dessert à l’assiette’ en complément de son CAP (Certificat d’Aptitudes Professionnelles) en cuisine. Le Bourgogne est dirigé par Eric Gallet qui n’est autre que le frère de Valérie Gallet-Roy, histoire de garder un œil sur l’évolution du jeune homme.

Article paru le 4 septembre 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

Guy Roux, Christophe Charbonnier-PDG Picq et Charbonnier, Michel Neugnot-Conseiller Régional

Gaz et arbres font bon ménage

12000 m2 d’entrepôts, 170 collaborateurs, 110 véhicules motorisés, 180 semi-remorques, 400 commandes par jour, 11 quais de chargement, ce sont les quelques chiffres qui définissent l’entreprise en 2017. Installée sur son nouveau site de Monéteau depuis septembre 2016, ‘les locaux de Chablis étaient devenus exigus et excentrés’ explique Christophe Charbonnier, Président des transports Picq et Charbonnier, lors de l’inauguration le 23 juin dernier ; l’entreprise bénéficie aujourd’hui d’un emplacement plus spacieux de 7 hectares à proximité du réseau autoroutier. Un premier bâtiment de stockage avait été construit en 2008 et l’acquisition de terrains supplémentaires a permis d’agrandir la base. Neuf mois ont été nécessaires à la réalisation et six millions d’€uros d’investissements. Des équipements ultra-modernes dont la géolocalisation des véhicules : le service exploitation suit ainsi sa centaine de chauffeurs en temps réel. Le système informatique permet de savoir si la commande a été livrée, à quelle heure, si le conducteur a un souci… La flotte parcourt chaque jour le tour de la planète. La société est certifiée ISO 2009, utilise zéro papier et les livraisons sont garanties en 24 heures, palette standard ou non. Une cellule de l’entrepôt est dédiée au stockage du vin, la plus propre de France : zéro CO2 ET zéro particule fine.  Picq et Charbonnier, c’est aussi une branche ‘Transbaroudeur’ exclusivement consacrée au transport de motos, quads ou SSV sur les lieux d’aventure en Europe ou Afrique du Nord.

10 palettes pour la planète

Très concernée par la transition énergétique et respectueuse de la planète, la compagnie participe au reboisement grâce à un partenariat avec les Pépinières Naudet. Toutes les dix palettes transportées par le réseau FLO, un arbre est planté. Le 100 000ème a été planté lors de l’inauguration (notre photo). Le réseau FLO représente une cinquantaine de transporteurs qui mutualisent leurs moyens et outils : Picq et Charbonnier ramasse les palettes des départements de l’Aube, de la Côte d’Or et de l’Yonne. Celles-ci sont ensuite regroupées sur la plateforme nationale d’Orléans.

Une station de distribution de gaz pour préserver notre environnement

17 tracteurs sont déjà équipés pour recevoir ce nouveau carburant, il en faudra 40 ou 50 pour rentabiliser la station. ‘Christophe Charbonnier a souhaité transformé ses camions pollution en camion solution’ nous confie Nicolas Julien, dirigeant de la start-up Gaz Up avec laquelle il a collaboré. Un investissement non seulement financier (1.5 millions d’€uros) mais aussi en formation des conducteurs et une réorganisation des plannings à cause d’une autonomie plus courte que le gasoil. Les bienfaits sont une réduction de 20 % d’émission en CO2, de 70 % en oxyde d’azote et une pollution sonore quasi inexistante. Un carburant moins onéreux (molécule moins taxée) qui ne pollue pas. Le gaz est stocké à moins 160° C et occupe six fois moins de place en matière de stockage. Particuliers et professionnels peuvent venir se servir en gaz comprimé ou liquéfié à Auxerre, une station haute technologie 100 % made in France.

L’entreprise Picq et Charbonnier a reçu la Palme des transports en 2017 et a obtenu le 22 juin dernier le prix de l’entreprise de l’année lors de la Cuvée 2017 des ‘Grands Crus de l’Yonne’ organisée à Chablis.

Article paru le 14 août 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.