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Du digital en réponse aux besoins en communication

Idxprod (Id comme déclinaison de ‘idées’, x pour toutes les idées, et prod, vous l’aurez deviné pour production) a vu le jour voilà un an et demi à Auxerre. L’entreprise créée par Yannick Davouse, icaunais d’adoption propose des solutions digitales. ‘Notre but est de valoriser les entreprises en racontant une histoire, de la création de contenu jusqu’à l’affichage quel que soit le support de l’image que l’on souhaite diffuser au lecteur. Grâce au marketing digital, les bonnes informations sont véhiculées pour mettre en valeur les attributs d’une marque ou d’un produit’ nous explique le jeune chef d’entreprise.

De la création à la réalisation

Graphisme, photo, vidéo, motion design (entendez rajout de graphisme sur des vidéos) ou hologramme, la TPE de 3 salariés maîtrise toutes les technologies d’affichage de l’image. ‘Nous partons du besoin du client, analysons sa problématique, et lui proposons une solution pertinente pour répondre à son attente. Avec lui, nous définissons le concept efficace par rapport à son objectif. Nous fournissons le conseil, les produits, installons, désinstallons, tout ceci pour un budget raisonnable et l’assurance d’un retour sur investissement. L’expérience nous a conduit à bien maîtriser les outils suggérés’ poursuit Yannick, ingénieur de formation.

‘Depuis 10 ans, l’idée germait dans ma tête’

Une quinzaine d’année d’expérience comme directeur de sites industriels nationaux et internationaux, de la France à la Chine en passant par le Brésil, puis référent digital, Yannick Davouse a attendu de bien comprendre toutes les technologies pour mieux les associer entre elles avant de se lancer à son propre compte. ‘Je vivais le rêve des autres mais le mien était ailleurs, j’avais envie de me poser, de profiter de mes enfants, cette nouvelle dynamique correspond mieux à mon mode de vie. Aujourd’hui, avec le faible recul que nous avons, je peux affirmer que notre travail est efficace et la réception du public au-delà de nos espérances. L’Yonne est un département sinistré et nous n’avons pas le droit d’être moyen. L’idée de co-développer des projets avec des entreprises locales est un moyen d’inverser la spirale et de la rendre vertueuse. C’est à mon sens le modèle économique de demain. Notre objectif : nous entourer de personnes très douées dans leur domaine et conduire des projets ambitieux de haut niveau en fédérant les compétences. La reconnaissance, l’honnêteté intellectuelle et le partage d’un objectif commun sont des notions que j’aime à développer’.

Idxprod est une société qui recrute et dont les projets affluent. Après la réalisation du Clic’Store du CIFA d’Auxerre (voir notre article du 27 mars dernier), de vitrines interactives pour Piaget en Suisse et à Dubaï ou le show holographique pour Babyliss, l’entreprise travaille sur des vidéos promotionnelles d’entreprises, un projet événementiel d’hologramme géant, une promenade virtuelle à échelle 1 pour un architecte, et sur la finalisation de son showroom pour présenter ses savoir-faire multiples.

Yannick Davouse est aussi à l’origine de l’Yonne numérique dont le but est de développer la filière numérique au profit des entreprises icaunaises. Son vœu : redorer l’image de l’auxerrois dont la communication est en berne, donner une image jeune et dynamique de notre ville adaptée au public ciblé et avec les bons ingrédients.

Article paru le 1er mai dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

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La force d’un réseau de chefs d’entreprise engagés

‘Pour créer des emplois, créons des employeurs’ telle était la maxime d’André Mulliez, fondateur du Réseau Entreprendre en 1986. La vocation de Réseau Entreprendre : faire réussir de nouveaux créateurs ou repreneurs d’entreprises à fort potentiel en leur offrant un accompagnement humain et financier. Son moteur : 6000 chefs d’entreprise en France engagés pour accompagner bénévolement des lauréats et contribuer ainsi au développement économique de nos territoires. ‘Je suis un amoureux de l’Yonne et j’aime contribuer à dynamiser notre département. L’énergie des membres du réseau et des porteurs de projets est contagieuse’ nous explique Alain Petit, bénévole actif et jeune retraité de l’EDF.

Créé en 2002 en Bourgogne, REB a déjà accompagné 204 lauréats dont 32 % en reprise d’entreprise et 68 % en création soit la création ou le maintien de plus de 2000 emplois. Dans l’Yonne, l’antenne représentée par Catherine Guignard-Millet, est plus récente puisqu’elle est en place depuis deux ans tout juste. Depuis 2015, 50 porteurs de projet se sont présentés et seulement 7 ont requis tous les critères pour rejoindre le réseau. A noter que deux femmes font partie des sept lauréats, la gente féminine représente seulement 23 % des créateurs. Les domaines d’activité sont très éclectiques et innovants : site comparateur d’assurances, pôle multi accueil petite enfance, développement informatique, industrie plastique, enceintes acoustiques, aérogommage (soit 58 emplois), des entreprises amenées à accroître rapidement leurs effectifs. REB, c’est aussi un taux de pérennisation de 85 % à 10 ans.

Un déjeuner pour renforcer la cohésion du groupe

Le mardi 28 mars, c’est dans les locaux du groupe Shiever que Vincent Picq, Président de l’antenne REB de l’Yonne a réuni anciens et nouveaux adhérents du réseau, membres du conseil d’administration et lauréats afin de partager un déjeuner autour des valeurs de Réseau Entreprendre : l’humain, l’énergie, le réseau, l’entraide, le talent et l’envie. ‘Les dirigeants sont particulièrement attachés à leur territoire et répondent toujours présents quand il s’agit de recevoir un porteur de projet pour lui apporter un retour bienveillant mais sans complaisance dans la phase amont du comité d’engagement. Le comité s’engage à l’unanimité aux côtés d’une personne lauréate pour un durée minimum de 5 ans’ nous explique Catherine. En Bourgogne, ce sont 163 entreprises qui adhèrent au réseau dont 45 pour le seul département de l’Yonne.

Pourquoi devenir adhérent de REB

‘La création d’entreprise est une aventure pour les porteurs de projets comme cela l’a été pour moi. Autodidacte, j’ai tellement ramé mais aimé cette période, que transmettre est devenu mon leitmotiv. Echanger, anticiper, partager, participer à la création d’emplois, développer de la richesse, sont ma contribution à l’évolution économique de l’Yonne. Les projets me nourrissent, on donne mais on reçoit beaucoup’ confie Alain Bounon, ancien chef d’entreprise. Réseau Entreprendre est une association reconnue d’intérêt public. Les adhésions permettent d’allouer des prêts d’honneur aux lauréats accompagnés par l’association.

Article paru le 17 avril 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

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L’AET dynamise le tonnerrois

Créée en juillet 2015 à l’initiative d’Eric Monnoyer, entrepreneur belge installé dans l’Yonne depuis 9 ans, l’Association des Entrepreneurs du Tonnerrois compte aujourd’hui 60 dirigeants qui génèrent environ 500 emplois, majoritairement des TPE (Très Petites Entreprises) mais aussi quelques PME. ‘Lors de mon arrivée dans l’Yonne, je me suis retrouvé dans un contexte rural que je ne connaissais mais aussi dans une configuration économique délabrée où plus personne ne se parlait, ni même ne se connaissait. J’ai voulu par l’intermédiaire de ce groupement apolitique que les acteurs économiques du bassin se retrouvent et échangent. Nous étions 15 à la première réunion puis les rangs se sont étoffés petit à petit. La première année était destinée à faire connaissance, être ensemble, créer du lien et de la solidarité entre les adhérents. La deuxième année, les chefs d’entreprise ont commencé à se rapprocher pour travailler ensemble en tissant des liens de plus en plus solides. Et la troisième année sera dans la dynamique des partenariats pour mutualiser nos outils, valoriser l’économie locale et en tirer des bénéfices individuels et collectifs’  nous explique le créateur du réseau.

Une réunion plénière chaque mois et des ateliers

Chaque mois, une réunion plénière est organisée sur des thèmes généraux prévus à l’avance en concertation avec les adhérents, comme l’économie sociale et solidaire, les réseaux, les assurances… et un petit-déjeuner mensuel sur des thèmes concrets : un adhérent partage son expérience et explique ce qui a fonctionné ou non dans la dynamique mise en place au sein de sa structure comme l’utilisation marketing des réseaux sociaux, le financement participatif, les études et partenariats qui lui ont permis de créer son activité… ‘Les bénéfices directs des actions et les échanges d’idées sont le leitmotiv de chacun. Ces réunions doivent enrichir notre quotidien de dirigeant’ poursuit Eric.

L’association est ouverte à tous les entrepreneurs du tonnerrois élargi pour que l’économie circule. La cotisation annuelle s’élève à 100.00 €, les porteurs de projets sont les bienvenus. Le Conseil d’Administration se concerte lors de chaque nouvelle demande d’adhésion. Le Centre de Développement du Tonnerrois aide la jeune association dans ses différents travaux administratifs et de secrétariat.

Le 20 avril prochain à 11 heures, une réunion extra-plénière ouverte au public du bassin tonnerrois accueillera Serge Garcia de l’association Défi Son.

Article paru le 10 avril 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

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Les fromages de Sylvain : affineur de haut vol

Déjà très connue des icaunais, l’enseigne est présente chaque semaine sur les marchés de Saint-Florentin, Ancy-le-Franc, Chablis, Montbard et deux fois par semaine à Avallon et à Tonnerre, ‘les fromages de Sylvain’ ont choisi d’élargir leur zone de chalandise jusqu’à Auxerre en ouvrant une nouvelle boutique rue du Pont juste en face du Pont Paul Bert.

Originaire d’Uzès dans le Gard, Syvain Crégut, horticulteur de formation puis responsable des fruits et légumes et des produits frais pour une enseigne à Mayotte, il a racheté en 1999 la fromagerie de Flogny-la-Chapelle. ‘Je suis aujourd’hui le plus gros fromager de Bourgogne et le seul affineur avec un agrément sur la Bourgogne’ se félicite le chef d’entreprise. ‘L’agrément permet de pouvoir servir les collectivités et les restaurateurs’ poursuit-il. En effet, ‘Les fromages de Sylvain’ fournissent une trentaine des bonnes tables entre Paris et Lyon, de la chambre d’hôtes à l’établissement étoilé : ‘nous sélectionnons des endroits où la gastronomie est à l’honneur et où nos fromages seront mis en valeur’ explique Sylvain.

‘Ce que je ne mange pas, je ne le vendrai pas à mes clients’

‘Depuis 18 ans, je progresse et m’améliore chaque année. Je réclame systématiquement à mes fournisseurs les fiches techniques des produits pour m’assurer de la qualité des fromages proposés’, les mets sont soigneusement choisis par ses soins et proviennent non seulement de nos régions françaises mais aussi européennes. On peut ainsi trouver du Cheddar, du Stilton, de la tomme autrichienne, du bleu de bufflonne, de la mozzarella au lait cru… La marque de fabrique de la maison : le Tonnerre affiné au Ratafia de Bourgogne que Sylvain a créé, un fromage de vache crémeux à souhait sans ajout de matières grasses. Le fromager revisite également des recettes traditionnelles comme le Brillat aux truffes, le Brie Mendiant aux noix, raisins et pistaches… des saveurs originales qui permettent à l’entreprise de se démarquer de la concurrence.

Article paru le 3 avril 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

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Clic’Store, le nouveau concept du Cifa d’Auxerre

A l’extérieur, une vitrine, puis une entrée avec portes automatiques, à l’intérieur, une ambiance, un éclairage modulable, une musique de fond, des vendeurs, un clic pour un nouvel univers, on se croirait (presque) dans une boutique du centre-ville, sauf que nous sommes au CIFA (Centre Interprofessionnel de Formations d’Apprentis) d’Auxerre. ‘Nous avons souhaité recréer toutes les conditions d’une vraie boutique afin que nos élèves retrouvent les sensations réelles de la vente en situation’ nous explique Marcel Fontbonne, directeur du CIFA d’Auxerre. ‘Depuis 2015, nous avions en tête la création de cet outil pédagogique, il nous a fallu étudier la faisabilité grâce à l’entreprise Idxprod, imaginer, développer le concept et trouver les fonds. Le Conseil Régional a cru immédiatement en notre projet et nous a suivi dès le début de l’aventure’ poursuit-il.

7 univers de 120 à 1200 m2 grâce à la 3 D

Le CiFA d’Auxerre regroupe 1000 élèves dont 240 sont formés aux métiers de la vente du CAP au BTS. Mais Clic’Store sera évidemment ouvert aux autres sections, tous les métiers comprennent une part de vente ou de négociation finalement. Ce magasin sensoriel, connecté, digital et interactif propose 7 univers modulables en 3 D dans un seul espace de 80 m2 : une concession automobile, une boutique de vêtements, une autre de multimédia ou de sport, une librairie, un magasin de fruits et légumes et un dernier d’arts de la table. Le prochain univers à l’étude est celui d’une parfumerie / cosmétiques. Cet outil répond à une vraie problématique et les jeunes en sont satisfaits. ‘Beaucoup plus concret que des sketchs de vente en classe, on a l’impression d’être dans la réalité, la boutique est très ressemblante à celles dans lesquelles nous travaillons pendant nos semaines d’alternance’ nous confient Anaïs, Marie, Pauline et Jérémy après leur démonstration. Les apprenants, au maximum 12, sont filmés, ce qui permet au professeur, Hélène Daguenet (Responsable du département commerce et gestion), d’analyser leur comportement, argumentation…

Un outil pédagogique unique en France

Projet pilote, le Clic’Store sera amené à se dupliquer dans d’autres CIFA de France. Les entreprises ont déjà formulé des demandes pour louer le lieu lors de formations. ‘Beaucoup d’utilisations sont possibles comme des soirées à thème pour les entreprises, un club presse pour réaliser des interviews… Il est facile d’agrémenter les murs en 30 minutes et ainsi imaginer beaucoup d’adaptations’ précise Marcel Fontbonne.

Du matériel de pointe crée spécialement

Yannick Davouse nous raconte qu’en raison des limites du matériel existant sur la marché, il a du travailler directement avec les ingénieurs chez les fabricants pour développer des matériels spécifiques et ainsi permettre l’immersion et la possibilité d’inventer toutes les situations. La création d’un nouvel univers prend entre deux et trois semaines de travail. ‘Nous vendons un résultat et non une technique, nous devons nous adapter aux besoins du client, l’outil devait être flexible et évolutif, c’était un projet très ambitieux pour lequel nous continuerons à développer des fonctionnalités au fil des mois et des années à venir’.

Le CIFA d’Auxerre, l’un des centres le plus modernes de Bourgogne Franche-Comté, planche déjà sur un atelier du futur ergonomique, autonome en énergie, avec recyclage des eaux, salle blanche…

Article paru dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté le 27 mars 2017.

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La seconde vie des fleurs à Auxerre

‘Une fleur à l’édifice’

C’est le nom qu’a choisi Alexandra Sobczak initiatrice du projet et Présidente de l’association ‘Urgence patrimoine’. ‘En discutant voilà deux ans avec mon fleuriste, Olivier Leclerc (N13 Fleuriste), il me confiait que ses invendus partaient à la poubelle. Active et engagée dans la sauvegarde de notre patrimoine, l’idée a germé et j’ai pensé qu’il serait peut-être intéressant d’égayer, dans un premier temps, les églises du centre-ville en les fleurissant, puis pourquoi pas d’autres édifices comme les monuments aux morts ou les fontaines’ nous explique la jeune entrepreneuse. Depuis, Jérôme Chauffournais, dirigeant du Centre E.Leclerc d’Auxerre a rejoint l’opération, une participation aussi originale qu’inattendue, en effet, on n’associe généralement pas la grande distribution et patrimoine.

Tous les mercredis, les dames chargées de fleurir l’église Saint-Eusèbe et la cathédrale d’Auxerre récupèrent les fleurs et embellissent ces deux églises. ‘Pour l’instant, nous n’avons pas suffisamment de verdure pour décorer plus de sites et les quantités fournies restent aléatoires en fonction des ventes des boutiques’, mais Alexandra espère que d’autres fleuristes auxerrois viendront grossir les rangs des commerçants-donneurs.

Le mouvement est pleine expansion et des demandes de fleuristes montpelliérains  et parisiens sont déjà à l’étude pour satisfaire leur envie de collaborer. ‘Il en coûte 100 €uros par mois à un fleuriste pour se fournir en sacs à déchets verts (en plus de leur évacuation) alors que notre ramassage est gratuit’ précise Alexandra.

‘L’opération grandissante, nous envisageons de créer une association dont l’adhésion serait symbolique et les dons défiscalisables. L’idéal serait de promouvoir ‘Une fleur à l’édifice’ via le réseau d’une grande enseigne nationale. Ensuite, il nous faudra trouver les interlocuteurs du fleurissement dans les diocèses, ce qui semble facile’.

Un joli geste d’économie solidaire et une vie supplémentaire pour les fleurs dans les édifices.

Article paru le 27 mars dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

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Les horlogers fêtent Pâques

Bleu, jaune et vert, le quartier de l’Horloge à Auxerre revêtira les couleurs de Pâques du 15 au 22 avril. Le collectif des commerçants et artisans est désormais bien rodé. Dynamiser et attirer le chaland en centre-ville est son principal objectif. Alors à chaque évènement, chacun retrousse ses manches pour décorer les rues piétonnes du quartier historique et participe à l’élaboration du programme des animations. Cette année une ferme des années 1900 s’installera place de l’hôtel de ville dès le samedi 15 avril avec ses lapins, volailles, moutons, et chèvres puis des toboggans gonflables prendront place au même endroit le samedi suivant. Paille au sol, balades à poneys et pêche aux canards seront organisées pour le bonheur des plus petits. Pour les plus grands, toute la semaine du 15 au 22 avril, les commerçants participants proposeront des remises de 10 à 50 % sur une sélection d’articles.

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Les viticulteurs icaunais se protègent contre la grêle

‘Nous avons été violemment touchés par la grêle ces dernières années avec des orages de plus en plus intenses et violents ayant provoqué des pertes de récolte jusqu’à 100 % sur certains domaines, je n’ai moi-même pu sauver qu’un tiers de ma récolte en 2016 mais je sais qu’il y a eu des situations encore plus tragiques que la mienne’ nous explique Baudouin Millet, exploitant viticole et agricole à Tonnerre. ‘C’est pourquoi  les viticulteurs icaunais ont souhaité mettre en place à partir de 2017 un dispositif contre la grêle déjà testé dans d’autres départements’ poursuit-il.

Du iodure d’argent pour diminuer la taille des grêlons

Un dispositif de protection par générateurs a été mis au point et éprouvé par l’ANELFA (entendez Association Nationale d’Etude et de Lutte contre les Fléaux Atmosphériques). Cette association créée voilà plus de 50 ans a pour objectifs de développer les recherches scientifiques dans le domaine de la physique des nuages et de perfectionner une méthode de traitement des orages afin de réduire les dégâts causés par la grêle. Depuis 2013, 800 générateurs ont été installés sur 5 régions françaises soit 18 départements notamment dans le Sud-est, le Sud-ouest, les Charentes et le Val de Loire. 80 000 Km2 sont ainsi déjà protégés sur le territoire national.

Comment le process fonctionne-t-il ?

‘Le principe est de créer une zone d’ensemencement en particules d’iodure d’argent en amont de la zone à protéger par des générateurs terrestres mis en fonctionnement suite à une alerte météo. L’orage en passant sur cette zone se charge de ses particules qu’il mène à plus de 12 km d’altitude. La multitude de particules (200 milliards de particules / seconde) produit une surpopulation de cristaux de glaces dans les nuages et entraine, par concurrence, une diminution de la taille des cristaux. L’alerte ‘grêle’ intervient 4 heures avant le risque. L’efficacité de dispositif est basée sur l’allumage de la totalité des générateurs. Il ne faut surtout pas laisser de ‘trou’ dans la zone d’ensemencement’ suggère la CAVB (Confédération des Appellations et des Vignerons de Bourgogne). Lors d’une alerte, le générateur va envoyer 1.1 litre / heure, la solution est dosée à 8 g d’iodure d’argent par litre. Une alerte dure environ 10 heures sur une surface de 100 km2.

42 générateurs seront installés dans l’Yonne en 2017

Le coût pour les ODG (Organismes de Défense et de Gestion) sera porté entre 8 et 10 €uros par hectare. L’ARELFA Bourgogne a sollicité des financements auprès de la région, des départements, des communautés de communes et des professionnels de l’agriculture qui bénéficieront eux aussi de cette protection.

Les différentes études ont démontré que les substances glaçogènes artificielles dispersées dans l’atmosphère (à base de iodure d’argent) ne généraient ni incidence polluante sur notre environnement ni modification du régime global des précipitations sur la zone. Des conclusions plutôt rassurantes à l’heure des changements climatiques et du réchauffement de notre planète.

Article paru le 13 mars dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

Eklecktic est né le 1er mars

Un nouveau magazine est né cette semaine sur l’orléanais. Oui, la presse en local trouve toujours ses lecteurs… et promet un bel avenir. Nous revenons à nos fondamentaux et aimons connaître ce qui se passe près de chez nous. C’est la vocation d’Eklecktic qui propose des articles sur l’actualité de la région, les nouveautés, l’alimentation, les spécialités culinaires, la culture, la littérature,  la déco, la mode, les voyages… des sujets éclectiques comme le suggère son nom. Le premier numéro a reçu, dès sa parution, un accueil très encourageant… merci à tous nos lecteurs…

Retrouvez-nous sur http://eklecktic.fr/

 

Géochanvre

Des géotextiles 100 % bio fabriqués dans l’Yonne

‘C’est en constatant les qualités parfois médiocres des produits de paillage dont j’avais besoin pour protéger les sols maraîchers, leur coût d’achat relativement élevé, les difficultés grandissantes d’approvisionnement et le manque de transparence sociale dans la réalisation manuelle de ces tissus souvent importés d’Inde ou du Sri Lanka que j’ai décidé de créer cette filière localement’ nous explique Frédéric Roure, ingénieur agronome écologue et dirigeant de l’entreprise Géochanvre.

Créée en 2014 sur l’ancien site Lafarge de Frangey, que l’entreprise partage avec le groupe Tree (voir notre article du 30 janvier dernier), Géochanvre compte aujourd’hui 9 salariés, des investissements en machines à hauteur de 3.5 millions d’€uros et quatorze brevets internationaux déposés dans 140 pays et qui seront dévoilés au fur et à mesure du développement de la TPE.

Valoriser la fibre végétale en circuit court

Les matières premières, ortie, luzerne, lin et chanvre, sont cultivées localement et leurs pailles sont ensuite transformées dans l’usine de Lézinnes grâce à la technique de l’hydroliage : un jet d’eau à haute pression entrecroise les fibres, sans ajout de colle ni autres produits chimiques. Les  paillages et géofilets entièrement biodégradables sont utiles aux marchés du génie écologique, aux travaux paysagers, aux cultures d’alignement, aux vignes, aux jardins privés et potagers pour favoriser la croissance des plantations, le traitement des mauvaises herbes et la protection thermique des sols ou pour maintenir les sols lors de travaux. La confection des sacs, big bags jetables pour déchets et cabas sont confectionnés par deux ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail) icaunais. Les clients sont les collectivités, les travaux publics, les agriculteurs et les particuliers. Les dalles de paillage trouvent aussi leur utilisation comme isolant en sous couche de parquet. Les produits proposés et distribués par Géochanvre viennent en remplacement de marchandises fabriquées à base d’amidon (la production des paillages naturels étant insuffisante) avec des performances supérieures pour un coût analogue ou moindre et sans limite potentielle de production, des qualités de biodégradabilité et de praticité supérieures.

Les distributeurs en réseau de coopératives et de producteurs de paille ont validé la distribution, les agriculteurs ont également approuvé les circuits d’approvisionnement sur des captages d’eau, le site industriel bénéficie d’une eau abondante et d’un possible fret fluvial.

Géochanvre a été lauréat Ecoproduit aux vitrines de l’innovation Ardie en 2016 et a reçu le prix des entreprises et de l’environnement décerné par le Ministère de l’écologie en 2015.

Paru le 27 février 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

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La sécurité informatique, un marché en pleine expansion

Dix ans que Claire Kemp a créé de toutes pièces IT-Gnosis, une entreprise de sensibilisation en sécurité informatique basée à Senan dans l’Yonne. Un marché de niche vierge à l’époque et sur lequel peu d’entreprises se sont encore penchées aujourd’hui. ‘Je travaillais en Allemagne pour une société américaine de certification informatique lorsqu’un collègue m’a proposé ce challenge. La sécurité informatique arrivait alors tout juste en Europe, nous explique Claire, j’ai commencé mon activité grâce à un distributeur anglais pour lequel je promouvais les formations sur la France, l’Italie et le Portugal. Aujourd’hui, nous vendons des supports de cours et de la formation pour des organismes malaisien, américain, hollandais et québécois et nous distribuons leurs produits sur une dizaine de pays : la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Suisse, Malte, le Maroc, l’Algérie, la Côte d’Ivoire et plus récemment au Sénégal. Notre métier est de sensibiliser les entreprises aux bonnes pratiques et aux risques liés à Internet. Nos clients sont les centres de formation continue, les grandes écoles et universités qui proposent une spécialisation en informatique. Ajouter une certification à une formation permet d’accroître l’employabilité des élèves à la sortie de l’école.’

150 000 personnes certifiées à travers le monde

Une certification internationale est, par exemple, demandée par le ministère de la défense américain. La présenter ouvre des portes, permet de protéger l’entreprise et de connaître les enjeux de la sécurité. ‘Les formations que nous proposons couvrent l’ensemble des risques potentiels : on apprend à penser comme un hacker pour mieux s’en protéger. Piratage éthique, sensibilisation à la cyber sécurité, formation aux tests d’intrusion, à l’investigation légale, à la défense d’un réseau, à la programmation sécurisée… autant de domaines que maîtrisent parfaitement nos formateurs’ poursuit la dirigeante.

Une progression à deux chiffres en 2016

Le développement de la petite entreprise est encourageant. Elle occupe deux personnes à temps complet et une stagiaire. ‘J’ai misé sur l’alternance pour former mes salariés, je trouve que c’est une formule idéale pour pérenniser des postes. J’ai bien l’intention de renouveler l’expérience dès septembre en embauchant une autre personne polyglotte, c’est la condition’ nous confie Claire. Salarié en CDI depuis octobre 2015, Vincent Bartezak, jeune diplômé de l’Ifag est en charge du développement de l’Italie : ‘j’aime beaucoup ce travail qui me permet quotidiennement de pratiquer mes langues étrangères, de voyager régulièrement pour vendre des produits attrayants que j’ai découverts en intégrant IT-Gnosis voilà trois ans et demi’. Tout récemment, Allie Pineda, jeune guatémaltèque en alternance grâce à la formation en licence pro ‘Management des activités internationales’ de l’université de Bourgogne a rejoint les effectifs de la société. Chacun des membres parlant au minimum le français et l’anglais plus une troisième langue soit au total cinq langues.

Article paru le 20 février 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

Bernard Moraine, Maire de Joigny et Patrick Kanner, Ministre de la ville, de la jeunesse et des sports

Le ministre de la ville en visite à l’E2C à Joigny

Ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, Patrick Kanner s’est rendu le 23 janvier dernier à l’Ecole de la 2ème chance à Joigny pour rencontrer des jeunes et des volontaires en service civique. Créée en 2012 dans l’Yonne et rattachée depuis 2015 à la Ligue de l’enseignement, l’E2C a déjà accueilli 300 stagiaires dont 56 % ont réussi leur reconversion. La durée du cursus est de six mois et demi et la moyenne d’âge de 21 ans. C’est Edith Cresson, ancien premier ministre, qui en fut l’initiatrice sur le simple constat que de nombreux jeunes sortaient du système éducatif sans diplôme et… sans emploi. Ce dispositif offre aux demandeurs d’emploi de 18 à 30 ans (souhait du conseil général pour l’école de Joigny) peu ou pas qualifiés, une formation personnalisée sur la découverte et la confirmation des projets professionnels, la remise à niveau des savoirs fondamentaux, et la gestion des freins à l’emploi. Patrick Kanner s’est voulu rassurant avec les jeunes, les questionnant chacun sur leur parcours personnel et scolaire, et ce qu’ils appréciaient à l’E2C de Joigny. ‘Vous n’êtes pas les seuls dans cette situation, puisque 15000 jeunes par an sont accueillis dans les 107 structures E2C de France. Ici les programmes sont ‘sur mesure’ contrairement à l’éducation nationale qui propose du ‘prêt-à-porter’ lance alors le ministre ‘et vous devez assimiler votre passage à l’école de la deuxième chance à un tremplin pour votre future vie professionnelle vous permettant de rebondir’. Les stagiaires interviewés sont attachés à leur école, leurs encadrants, bienveillants, et mesurent leur chance d’avoir une équipe pédagogique disponible pour les écouter et les soutenir dans leurs projets. Une approche globale pour une insertion sociale et professionnelle durable.

12000 jeunes volontaires en service civique en 2016

Le ministre a ensuite souhaité rencontrer des jeunes en service civique à l’E2C. ‘La ligue de l’enseignement est favorable à ce dispositif, nous explique Denis Chauvel, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement Bourgogne Franche-Comté. La mission dure entre 6 et 9 mois (une moyenne de 8 mois au sein de la ligue), elle doit ouvrir des horizons professionnels civiques citoyens. Le jeune en service civique ne doit pas remplacer un salarié, il a une mission de développement qui lui permet aussi de bénéficier d’un statut et d’une indemnité de 540 €uros par mois dont 440 sont financés par l’Etat. En 2016, 12000 jeunes se sont engagés dans ce partenariat, sur la base du volontariat en milieu associatif, dans une collectivité ou encore dans les services de l’Etat en particulier dans l’éducation nationale. La ligue de l’enseignement emploie des personnes en service civique (84 pour l’année 2016) mais forme également les tuteurs qui les guideront tout au long de leur période d’immersion. 48 % sont des garçons et 52 % des filles, 54 % ont un bac ou un niveau bac et 15 % un bac +2 ou 3. La Ligue de l’enseignement accompagnent les services civiques pour re-préparer un examen. L’objectif du service civique est d’être utile à quelqu’un, de découvrir une vocation et de mettre en place des actions complémentaires à celles déjà menées. Ainsi les missions proposées portent sur des projets intéressants : souvent liés à la laïcité, le vivre ensemble, l’approche environnementale, la culture, l’éducation pour tous ou encore la solidarité…’

Paru le 6 février 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne Franche-Comté.

Serge Garcia Président de Défi Son

Les bonnes ondes de la filière ‘son’ dans l’Yonne

Parce le département est l’un des rares de France à ne pas avoir son pôle de référence propre (dix entreprises et un laboratoire de recherche constituent un pôle de référence), Serge Garcia, Président de l’association Défi Son (Développement Economique par les Filières du Son) travaille depuis 5 ans sur ce projet pour développer l’Yonne et attirer des acteurs économiques. Notre territoire est classé ‘zone périphérique’ c’est-à-dire une zone qui ne porte pas de projet d’envergure et qui ne recevra donc pas de subventions européennes. ‘Début janvier, un comité de pilotage a été mis en place au niveau national basé sur l’expérience, la connaissance et la possibilité des membres de se projeter dans l’avenir’ nous explique-t-il. ‘Nous devons mettre l’Yonne dans une phase de transition économique pour attirer des fonds et implanter une filière complètement artificiellement. Les trois axes de travail de Défi Son : mettre en place un programme de développement économique dans l’Yonne, valoriser les filières du son au niveau national et créer un pôle de référence son, vibration, acoustique qui soit un carrefour national dans tout le département de l’Yonne’ poursuit ce passionné.

Une licence pro à Auxerre en septembre 2017

L’Université de Bourgogne a compris tout l’enjeu du développement économique : créer de l’activité par l’emploi. En septembre 2017, elle ouvrira une section licence professionnelle en alternance acoustique vibrations options bâtiment ou industrie pour une vingtaine d’élèves. Les candidatures pourront être nationales. Cette filière innovante n’existe pas encore en France, elle a été pensée de manière collaborative avec la fédération régionale du bâtiment, l’IUMM, le centre de recherche de Nevers, le CFA BTP… les enseignants du CFA et du lycée Fourier section BTS Maintenance se sont formés depuis deux ans pour transmettre cette nouvelle matière à leurs élèves. Des professeurs de Nancy, Grenoble et Nevers viendront renforcer les équipes de l’IUT dès la rentrée prochaine. Les élèves, qui auront des missions en entreprise, pourront ainsi conseiller et former les salariés au respect des normes acoustiques, à la prise de mesure, seront force de proposition pour adapter les anciennes et nouvelles machines, mettre en place de nouveaux processus grâce à des matériaux innovants, acoustiques et écologiques. ‘Des postes riches et pluriels ‘nous précise Serge Garcia.

‘Une première entreprise s’installera au printemps dans l’aillantais pour fabriquer des enceintes haut de gamme, elle espère créer une vingtaine d’emplois. Les salariés devront s’adapter  et se former au fur et à mesure de l’installation de nouvelles entreprises pour s’adapter au marché. Nous avons dans ce sens des partenariats avec Renouer et le Greta’.

Des ultra-sons pour soigner les tumeurs

Les méthodes évoluent et pourtant leur utilisation reste marginale. Les ultra-sons permettent d’usiner des pièces, de les percer ou encore de les coller sans poussières ni résidus. Ils sont aussi utilisés en coiffure pour rallonger les cheveux et indiqués en médecine. Serge Garcia nous confie que certains cancers comme ceux de l’utérus, de la prostate ou du sein peuvent être soignés par ce procédé. La tumeur peut être brûlée à 55° C sans chimiothérapie ni traitement médicamenteux, sans ouverture du corps en seulement 2 à 5 h. Un glaucome ou une rhinoplastie peuvent être traités de cette manière. Une petite révolution.

Article paru le 6 février 2017 dans le Journal du Palais de Bourgogne.